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lundi 16 février 2009

Compte rendu de la réunion du 12 février 2009

Le BUG s’est réuni jeudi dernier pour discuter de la grève des facs, du conflit israélo palestinien et faire le point sur ses prochaines actions.
Etaient présents Clovis, Adrien Plaza Onate, Smahan, Delphine, Antonin, Yohann, Mahdi, Waldine, Benjamin, Rémy, Jean Baptiste, Ludovic, Adrien Hache.

La grève dans les facs a donné lieu à une discussion décryptant la loi LRU, le décret modifiant le statut des enseignants chercheurs et les raisons du mouvement actuel. Nous avons ensuite débattu du sens de l’éducation pour nous. Globalement, le dispositif aujourd’hui mis en place fait naître de vives inquiétudes concernant la recherche et l’éducation de demain :
  • Il est temps qu’en France on cesse de sacrifier l’éducation et la recherche au profit des grandes écoles et qu’on se donne les moyens d’avoir une université performante. Ceci est d’autant plus vrai en temps de crise. Cessons de penser à court terme et investissons dans l’avenir.
  • Les risques d’une concurrence entre les facs, d’augmentation des droits d’inscription et d’insertion des intérêts privés dans l’université ne doivent pas être minimisés. L’autonomie budgétaire des universités ne sera effective que si l’Etat se donne les moyens d’investir dans la recherche et l’éducation.
  • La modification du statut des enseignants chercheurs nie totalement l’essence de la recherche et de l’éducation en France.

Ces craintes sont réelles et palpables dans le monde universitaire. Elles sont accentuées par le mépris (notamment lors du discours de Sarkozy) et un dialogue inexistant aujourd’hui. Nous soutenons et participons à ce mouvement, notamment à la fac d’Orsay.

Benjamin nous a ensuite présenté l’histoire du conflit israélo-palestinien à travers ses grandes dates et ses enjeux. Il est difficile de retranscrire l’ensemble du débat que nous avons eu sur cette guerre complexe. Au-delà des faits, la discussion a aussi porté sur la question très intéressante de l’appropriation du conflit par des populations d’autres régions du monde et notamment en occident.

dimanche 1 février 2009

Tirs de roquette sur le sud d'Isrël

A l'heure où cet article est rédigé, le Hamas à encore violé le cessez le feu tant souhaité...
Déjà le 29 janvier dernier, des roquettes s'abattait sur le sud d'Israël causant la mort d'un soldat
Aujourd'hui des civils sont blessés, malgré l'existence d'abris anti roquette.
J'ai déjà rédigé un commentaire sous l'article de Thibaut où je tenais à rappeler que le Hamas (comme le Hezbollah) sont des organisations terroristes qui sacrifient des vies humaines pour leurs causes, qui refusent de reconnaitre l'existence de l'Etat d'Israël, et pronent sa destruction.
Après avoir attiré les regards sur Gaza durant le mois de décembre, dénonçant avec légère manipulation des médias, nouveau nerfs de la guerre, n'hésitant pas à tirer des roquettes depuis une école remplie préalablement d'explosifs pour accentuer les dégâts d'une frappe israélienne, le Hamas continue ses tirs de roquettes malgré le cessez le feu.
Israël entend riposter. Est ce normal ?
Doit on continuer à se taire pendant que des roquettes pleuvent sur Israël, et ce depuis plusieurs années sans ripostes ? Doit on continuer à ignorer que de l'autre coté de Gaza des civils doivent se cacher tous les jours sous terre sans savoir si leur enfant à l'école en a fait autant ? Doit on attendre que des bus, des boites de nuit, des restaurants, ou des écoles soient les cibles d'attentats suicides ?
Si le droit de la guerre doit être respecté, un Etat menacé se doit d'offrir la sécurité à son peuple.
Pour moi, et cela n'engage que moi, la riposte semble inévitable ...
Il est inconcevable de faire la paix avec le Hamas, qui je rappelle avait déclenché l'offensive de mi-décembre par les premiers tirs de roquettes, et qui depuis le cessez le feu tire encore et encore...

Benjamin

vendredi 30 janvier 2009

Compte-rendu de la journée d'hier

Hier, c’est « la France qui travaille », et celle qui veut travailler, qui était dans la rue pour dénoncer la politique globale de Sarkozy. Les couleurs du BUG étaient bien sur présentes aux côtés des organisations syndicales, des partis politiques de gauches et des citoyens mobilisés pour défendre les services publics, les emplois et le pouvoir d’achat. Les couleurs du BUG ont même été particulièrement représentées puisque Clovis a répondu à une interview en anglais d’un journaliste qui s’est présenté comme étant de la BBC qu’il a conclu par un magnifique : « …We are waiting for the British to change the world with us ! »

Puis le BUG s’est retrouvé pour une réunion portant principalement sur l’IVG.
Etaient présent : Ludovic, Delphine, Antonin, Nicolas, Clovis, Mahdi, Elisa, Julien, Raphaël.
Après avoir évoqué l’actualité du BUG, nous avons abordé plusieurs sujets d’actualité notamment le plan de relance d’Obama, la polémique de Berlusconi sur le viol et la question de l’entrée des Ulis dans la CAPS. Nous sommes aussi revenus longuement sur le conseil des jeunes des Ulis. Chacun croît en l’intérêt de cette initiative et il est important, pour que le projet soit pérenne, que chaque élu s’y investisse. Le Conseil des Jeunes est un outil de démocratie, il sera ce que ces membres en feront.

Enfin, les bases du débat sur l’IVG ont été présentées par Elisa et Mahdi qui nous ont rappelé l’historique de l’IVG, les démarches à suivre et le contexte dans lequel a été adoptée la loi de 1975. Chacun d’entre nous s’est montré attaché à l’existence d’un droit à l’avortement qui doit être défendu dans le monde entier. Nous sommes cependant conscient que l’avortement n’est pas un acte anodin et qu’il doit intervenir qu’en dernier recours. Enfin Delphine et Ludovic ont pointés les risques actuels d’accès au planning familial et nous ont encouragés à signer cette pétition : http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/

Cette journée riche pour le BUG était aussi malheureusement marquée par des tirs de roquettes du Hamas sur Israël qui n’ont pas cessés. Vous trouverez la réaction de Benjamin à cette situation en commentaire à l’article posté sur ce blog le 14 janvier 2009:

mercredi 21 janvier 2009

"Mr. President..."

Si le blog du BUG est un outil d'expression militante, il est aussi une tribune politique, philosophique ou du moins de réflexion, c'est donc dans cette optique que je m'exprime à travers cet article. Aujourd'hui était un jour très particulier, nous n'en avions pas encore parlé sur la toile, mais ce sera chose faite à présent : Barack Hussein Obama est Président des Etats-Unis d'Amérique.

Voilà un sujet on ne peut plus abordé pourtant, encore aujourd'hui, son nom à peine prononcé, des débats interminables se profilent déjà. Plus de deux mois et demi après son élection, on trouve encore matière à discuter, polémiquer et surtout espérer. En effet, si le mot "hope" était un slogan de campagne pour le candidat démocrate, il est devenu une réalité pour la majorité des américains mais aussi pour des nations entières de notre planète. La France en fait partie évidemment, l'espoir est au centre de nos pensées à sa vue et à l'écoute de ses discours. La fascination devant ce pays, où tout semble possible, devant cet homme à la carrure majestueuse, à l'élégance, à la justesse de ses mots, à l'intelligence dont il fait preuve,... On semble manquer d'adjectifs, de superlatifs, de comparaisons ou autres figures de style pour qualifier le 44e Président américain : la ferveur et la fascination sont intactes.

Cependant, en prenant du recul, et c'est très dur tellement l'émotion semble forte, que peut-on conclure de ces événements ? Il paraît très dur de prononcer un avis définitif sur la question lorsque l'on parle de "moment historique", de "never happened before" ou encore de changements pour tous les citoyens du monde. Ce changement justement, ce fameux "change has come", est-il réellement arrivé ? Impossible de répondre après seulement quelques heures de mandat effectuées évidemment, mais la symbolique de cette élection semble avoir déjà provoqué un électrochoc. L'Amérique s'est réveillée, de retour sur le devant de la scène, à la tête de l'alliance occidentale.

C'était l'un des points abordés dans le discours d'investiture. M. Obama parlait de lutte contre le "fascisme et le communisme" dans le passé, mais de façon "humble" pas seulement grâce à l'arsenal américain. Doit-on y voir un changement dans la politique étrangère des Etats-Unis, les mots le traduise, espérons que cela soit le cas dans la réalité...

Cependant, ce retour n'est pas sans nous rappeler le chantier international qui attend l'Amérique, son poids dans le monde politique international permettrait la résolution de situations envenimées ou trop longtemps laissées de côté. Mais cela doit se faire dans l'intérêt de tous pas dans celui des lobbies américains comme cela a été le cas depuis trop longtemps. Difficile d'imaginer que cela se réalise mais pourtant, cet homme a réveillé quelque chose d'enfoui en nous depuis des temps "immémoriaux" : l'espoir du changement.

Depuis que je suis né, le monde qui m'entoure en tant qu'occidental semble comme presque figé, les problèmes ne se règlent qu'avec des réformes, des plans à court terme car nous semblons avoir atteint le sommet du développement en matière économique, sociale, philosophique et politique. Nous targuer d'être les inventeurs des droits de l'homme, pour d'autre d'être les ambassadeurs de la liberté, ramener tous les bienfaits de l'humanité à la civilisation occidentale nous a tous fait oublier que rien n'est acquis et que nous ne sommes pas seuls. Nous devons nous entraider, pas en apportant la bonne parole ou la liberté mais bien en nous mélangeant, en discutant et partageant. Notre communautarisme méprisant nous mène à l'ignorance.

Alors si Barack H. Obama n'est pas forcément le messie, la solution à tous les maux du monde ou encore Superman venu nous filer un coup de main. Non, au contraire, il représente justement l'idée que la solution ne viendra pas forcément des Etats-Unis, ou même de l'Occident. Par son ouverture, la complexité de sa personne, de ses origines, des cultures qui l'imprègnent il représente bien plus que le rêve américain.
Un nouvel ordre semble se mettre en place : le métissage de nos mondes. C'est là peut-être la porte de sortie à notre cloisonnement et notre renfermement commun.

Dès lors, il est le symbole que, oui...nous pouvons.


"C'est qu'au fond, il n'y a qu'une seule race : l'humanité."
Jean Jaurès



Antonin.

mercredi 14 janvier 2009

Conflit israelo-palestinien

« C’est lorsque les canons grondent que nous avons particulièrement besoin du droit. Toute lutte menée par l’État – que ce soit contre le terrorisme ou contre un autre ennemi – doit être conduite selon les règles et en application du droit. La guerre contre le terrorisme est également une guerre du droit contre ceux qui le combattent »
Déclaration de Aharon Barak, ancien président de la Cour Suprême de l’État d’Israël 2006

Alors que nous passons aujourd’hui la barre symbolique des 1000 morts palestiniens, le conflit israélo-palestinien atteint une dimension dramatique face à laquelle nous ne pouvons nous taire.

Nous voulons aujourd’hui affirmer, qu’à nos yeux, aucune violence contre des civils n’est justifiée qu’il s’agisse des tirs de roquettes du Hamas ou de l’offensive terrestre d’Israël.
Nous voulons aujourd’hui rappeler, qu’à nos yeux, l’existence d’un Etat palestinien pleinement souverain et la sécurité d’Israël sont les conditions d’une paix juste et durable.
Nous voulons aujourd’hui préciser que seule une issue politique, et en aucun cas militaire, peut atteindre cet objectif.
Nous voulons enfin affirmer que c’est la conscience de chacun et la résistance à l’instrumentalisation politique de la religion qui offrira enfin les conditions de l’installation d’une paix dans cette région.

PS: Cet article peut être lu comme un éditorial puisque nous aborderons, lors de notre prochaine réunion du BUG, afin de mieux comprendre la situation, l'histoire du conflit israelo-palestinien.