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jeudi 11 juin 2009

"C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore"

Quelle claque ! Les résultats de dimanche soir ont enregistré une abstention record et un PS affaiblit comme rarement.

Quatre jours après cette claque, le premier choc étant passé, une phase de réflexion doit maintenant s’ouvrir sur notre message, notre identité et nos valeurs. Elle sera longue, et sans doute avons-nous sous-estimé la crise que traversait le PS depuis 2002.

Ne le cachons pas. Aujourd’hui face au score du PSE nous sommes face à de réels doutes. Comment comprendre ce score, alors que les inégalités en France, en Europe et dans le monde continuent d’augmenter ? Comment comprendre ce résultat alors que notre modèle de société est en train de totalement consommer (ou consumer) la terre ? Comment comprendre ces voies alors que partout la droite au pouvoir bafoue les libertés et la démocratie ? Enfin comment comprendre ce score alors que le libéralisme économique a montré ses limites et qu’aujourd’hui des milliards de personnes souffrent à travers le monde ?

On ne peut le comprendre qu’en faisant notre autocritique et en cherchant de nouvelles réponses.

Aujourd’hui une seule certitude persiste : plus que jamais face à la violence économique et politique de nos sociétés, nous avons besoins d’une grande force progressiste qui porte un projet alliant liberté et égalité. Face à un système qui exploite toujours plus la terre et les humains, nous avons besoin d’un grand mouvement citoyen qui replace l’homme et l’environnement au cœur de notre modèle de société.

C’est un défi citoyen immense et le temps presse. La convergence des crises économiques, sociales, environnementales et énergétiques nous oblige à ne pas céder à la résignation mais au contraire à dédoubler de motivation car comme le disait Anatole France : « C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore. »

jeudi 4 juin 2009

"Les Etats Unis d'Europe"

Pour poursuivre notre débat sur l'Europe, une excellente chronique de Bernard Guetta:

Ségolène Royal a brisé un tabou et, sans doute, heureusement. En parlant, avant-hier, des « Etats-Unis d’Europe » comme de l’objectif ultime du processus d’unification européenne, elle a, d’un coup, redonné une clarté à cette entreprise si complexe qu’elle en est devenue obscure à tant d’Européens.

De crainte de passer pour de doux rêveurs, romantiques, utopistes, ignorant des réalités politiques, même les plus déterminés des partisans de l’unité de l’Europe n’osaient plus employer l’expression de Victor Hugo. On ne peut pas, disait-on, ce serait briser net un consensus qui ne sortirait de l’ambiguïté qu’à son détriment, ce serait rompre avec la Grande-Bretagne, effaroucher les Polonais, déclarer la guerre à tous les souverainistes de tous les pays membres, susciter de nouvelles querelles bien plus violentes encore que celle du traité constitutionnel.

Oui, c’est vrai. A agiter le chiffon rouge que les Etats-Unis d’Europe sont pour tant de gens, on ferait tanguer le navire européen mais que vaut-il mieux ? Ouvrir le débat, cartes sur tables, ou rester dans la confusion actuelle, dans cet entre-deux si pernicieux où l’Union européenne a déjà tellement des attributs d’un Etat fédéral mais pas la vie politique, la démocratie, les politiques et le gouvernement communs que demanderait cette Union qui ne pourra pas éternellement rester au milieu du gué ?

Tout le monde ne répondra pas de la même manière. Sans doute, les avocats de l’utopie créatrice resteront-ils minoritaires un temps, peut-être long, mais cette formulation si parlante aurait, au moins l’avantage de faire voir et préciser les deux projets qui s’opposent depuis plus d’un demi-siècle, depuis le premier des traités européens. Les uns acceptent – comment la refuser ? – l’idée de l’unité mais strictement limitée à la création d’un marché, d’une Union commerciale et monétaire n’empiétant pas sur les prérogatives des Etats. Ils sont de gauche ou de droite tandis que les autres, de droite ou de gauche également, veulent un Etat commun, oui, un Etat européen, avec un Premier ministre procédant d’une majorité parlementaire ou un président élu au suffrage universel – c’est un autre débat, plus secondaire – mais un exécutif commun procédant, dans les deux cas, du suffrage universel paneuropéen.

A tant vouloir concilier ces deux visions si diamétralement opposées, on a fini par avancer comme le voyageur égaré qui ne sait plus où ses pas le mènent, à avancer pour avancer, et les Européens ne suivent plus comme le taux d’abstention ne le montrera que trop bien dans dix jours.

Il faut que ça bouge et il ne serait pas mauvais, bien au contraire, que les souverainistes, d’un côté, disent comment concilier le marché et la monnaie uniques avec une absence de gouvernement européen et que les partisans des Etats-Unis d’Europe, de l’autre, plaident leur dossier en rappelant que des Etats unis, même ceux d’Amérique, conservent leurs institutions, leurs dirigeants, leurs propres mais n’en constituent pas moins un Etat mettant leurs forces en commun.

Bernard Guetta - France Inter - Vendredi 29 mai

lundi 1 juin 2009

mardi 12 mai 2009

HADOPI: les leçons d'un vote

Avec un hémycicle bien plus rempli qu'à l'acoutumé l'Assemblée Nationale a adopté aujourd'hui la Loi Création et Internet qui institue la HADOPI.

Au delà du désacord politique de fond que nous avons déjà développé sur ce blog, une leçon est à tirer de ce vote pour les européennes.
En effet, le parlement européen (pourtant majoritairement à droite) a voté un amendement, la semaine dernière dans le paquet télécommunication, reconnaissant l'accès à internet comme un droit fondamental et ne pouvant donc être restreint que par un juge. En votant aujourd'hui une loi qui permet de couper l'accès à internet par une simple procédure administrative, les députés de la majorités démontrent le peu d'intérêts qu'ils ont pour la démocratie européenne. En votant pour un texte conntraire au droit communautaire, la droite (qui ne supporte décidément pas qu'on ne pense pas comme elle) nie un vote démocratique.

Faut il rappeler que nous sommes à trois semaines des élections européennes !

Après les images d'une candidate hilare lorsqu'il s'agit de répondre à des sujets européens et l'absence de programme de l'UMP, cet épisode démontre encore une fois le peu d'importance que la droite accorde à l'Europe


lundi 11 mai 2009

Faites la différence!


Une fois n'est pas coutume, nous vous encourageons à vous rendre sur le site de l'UMP, sur leur page spéciale élections européennes. C'est ici.

Vous y trouverez des photos de Sarkozy et des solgans. Rien sur les services publiques, rien sur la politique économique, rien sur les droits des citoyens européens, rien sur la lutte contre le changement climatique, rien sur l'égalité en europe, rien sur la politique d'immigration, rien sur la vision de l'Europe! Sur tous ces sujets primordiaux, pas un ligne! Aussi incroyable que cela puisse paraître, le clan de la majorité n'a aucun projet, ni même programme pour l'Europe.

Il n'y a qu'a faire la différence avec le site du PS, c'est ici. Le Manifesto des socialistes est historique: les 27 pays pays européens se sont réunis autour d'un programme précis de réorientation des politiques économiques et sociales de l'Europe, avec 71 propositions concrètes. On peut notamment citer le pacte de progrès social, l'obligation d'un salaire minimum dans chaque pays, la clause de sauvegarde sociale et surtout une vraie relance coordonnée face à la crise.

Nous proposons de changer notre modèle de développement et pensons que l'Europe est le levier pertinent pour cela. En face, ils ne proposent rien!

mercredi 22 avril 2009

Reconstruire le rêve européen: votons PSE


Voilà, la campagne pour les élections européennes du 7 juin prochain a commencé. Le premier objectif pour le BUG qui souhaite participer activement à cette campagne, est d’inciter les gens à voter. En effet, on annonce aujourd’hui une participation de tout juste 30% à ces élections pourtant fondamentales. Et pour cause, l’Europe aujourd’hui ne fait plus rêver. Le formidable élan qui a poussé les Etats européens, prenant conscience de leur fragilité face à l'atrocité, à se réunir autours d'un projet de développement commun s'est peu à peu dissipé pour aujourd'hui quasiment disparaître… Aujourd’hui, en tant que citoyens nous ne percevons pas ce que l’Europe peut nous apporter dans notre vie de tous les jours.

  • Les référendums nationaux rejetant le model actuel de construction de l'Europe se succèdent.
  • Les élections européennes enregistrent des taux de participations de plus en plus faibles.
  • Nos dirigeants nationaux adoptent une attitude schizophrène face à l'Europe: Ils ne participent pas aux processus d'élaboration des textes européens et viennent ensuite dénigrer l'union et la commission pour se voir imposer ces textes.
  • L'Europe est devenue une question politique de second plan. Pire, aucun grand projet ambitieux pour l'Europe n'est porté sur le devant de la scène politique.
Non seulement l'Europe ne fait plus rêver mais elle est partout devenue un malaise pour des populations partagées entre la nécessité de poursuivre la construction de l'Europe mais ne percevant pas les intérêts de l'Europe actuelle.

Ce malaise naît d'un paradoxe insupportable:
  • 60% de nos lois sont d'origine communautaire, européenne ou conventionnelle.
  • Les institutions européennes n'ont jamais été aussi loin de nous. Ceci est du a deux raisons. D'une part l'Europe souffre assurément d'un manque de démocratie et de gros problèmes de communication. D'autre part, les populations on l'impression légitime d'avoir totalement perdu le contrôle sur la construction de leur projet commun. Résultat, les Etats se sentent déposséder d'une partie de leur souveraineté au profit de ce qui est perçu comme une grosse bureaucratie.
Bref, la panne actuelle de l'Europe est très largement dû à ce qu'elle est totalement intégrée juridiquement, elle ne l'est pas du tout politiquement. Elle s'est ainsi éloignée de sa population et a perdu son essence même: le rêve européen.

Alors, OUI ! Nous souhaitons participer à la reconstruction du rêve européen ! Nous sommes persuadés que l’Europe a un rôle fondamental à jouer dans notre vie de tous les jours. Nous voulons une politique européenne qui a pour priorité l’emploi, le logement, une relance économique concertée, la mise en place de grandes infrastructures de transports, les questions fiscales, la santé, l’éducation, la lutte contre le changement climatique, la lutte contre les discriminations…
Nous ne voulons plus d’une politique européenne axée sur la libre concurrence, la dérégulation du droit du travail, la remise en cause de notre conception du service public…

STOP LA POLITIQUE LIBERALE DE BARROSO ET SARKOZY!

OUI ! POUR DONNER UN NOUVEAU SOUFFLE A L’EUROPE ET POUR CHACUN D’ENTRE NOUS, NOUS AVONS FAIT LE CHOIX D’UNE EUROPE SOCIALE.

NOUS VOTERONS SOCIALISTE

lundi 20 avril 2009

Pascal, son pari et l'Europe

La construction Européenne est aujourd’hui manifestement en panne. La crise est à ce point profonde que si la notion même de construction semble, si pas remise en cause, tout du moins placée en interrogation. L’Europe serai aujourd’hui source de tous les maux.

C’est oublier bien vite les bienfaits de cette construction nous ne reviendrons pas ici sur l’ensemble des avantages que procure la construction Européenne nous nous bornerons à signaler, car ça l’est à nos yeux bien trop peu, que l’Europe est en train de vivre sa période de paix la plus importante de son histoire. Alors qu’une guerre ensanglantait l’Europe tous les 30 ans, ponctionnant sa jeunesse et ses richesses, aujourd’hui nous envisageons une défense commune, des frontières si ardemment défendu par le passée sont aujourd’hui ouverte. Par les liens économiques tissés les intérêts des uns sont les intérêts des autres.

Malgré cela, la construction Européenne n’est pas vierge de tout reproche il est certain qu’on la voudrait un peu plus sociale, un peu plus proche de ses ressortissants, parlant plus souvent d’une même voix coordonnant un peu mieux ses politiques, les récents plans de relance furent l’illustration de ce malaise. Mais est une raison pour la rejeter en bloc l’accuser de tous les maux ?

Faisons sur la construction européenne un pari Pascalien. Pour Pascal il s’agit de prouver l’existence de dieu et surtout de la nécessité de croire en son existence, (entendons nous bien, nous laissons à chacun ses croyances, il s’agit là uniquement de s’appuyer sur une forme de raisonnement). Pour nous, il s’agira de prouver de la nécessité de croire en la construction Européenne. Pour Pascal l’homme a tout intérêt à croire en l’existence de dieu et par conséquent se conformer aux préceptes religieux. Selon lui parier sur cette existence c’est jouer gagnant à tous les coups. En effet si l’on se conforme au dogme et que dieu existe, c’est l’assurance d’aller au paradis. Si dieu n’existe pas, cette vie de foi nous aura permit d’éviter « l’erreur et la misère » pour reprendre les terme de Pascal, en conséquence c’est aussi jouer gagnant.

A l’instar de Pascal ce raisonnement est transposable à la construction Européenne. Croyons en elle, si elle est réalisable nous aboutirons à un ensemble à un ensemble uni, que l’on pourrait appeler pour citer V. Hugo et W. Churchill, des Etats Unis d’Europe. Ensemble où les particularisme nationaux auraient été abandonnés au profit d’un intérêt commun européen, où l’ex nationalité de ses ressortissants ne serai que l’équivalant de nos origines régionales. Il s’agira aussi de s’entendre sur quelle Europe nous voulons une simple union économique renforcée, gageons dans ce cas que l’objectif est atteint. Ou pouvons nous aller jusqu‘a envisager la création d’un nouvel Etat où les prérogatives régaliennes de ses Etats membres auraient été abandonnées au profit de ce nouvel Etat. Les ex-Etats n’ayant que des compétences fédérales ou régionales sur le modèle espagnol.

Si la réalisation de cette nouvelle entité n’est qu’une utopie, notre identité, nos valeurs, nos particularismes, notre économie, nos spécificités juridiques auraient ils dipsarus? C’est peu probable, car c’est par le refus d’abandonner quelques particularismes Franco-français, Germano-allemand ou Sloveno-Slovène au profit d’un intérêt commun, que nous aurions échouer à réaliser cette construction. Il nous faut arrêter de vouloir une Europe Française ou Polonaise il faut vouloir une Europe Européenne. Sur l’économie arrêtons, il est aujourd’hui impossible d’envisager une économie purement nationale et n’en est pas plus européenne car elle est internationale. Nos spécificités juridiques c’est peut être là l’un des points les plus délicats, certains systèmes étant profondément différents les un des autres. Ceci dit dans le cadre d’un Etat fédéré rien ne nous empêcherai de maintenir ces spécificités sous forme de lois fédérales, il nous faudrait simplement nous entendre sur certains points comme les questions fiscales ou environnementales. Si malheureusement toutes ces broutilles ne sauraient être levées. Nous n’aurions pas tous perdu nous serions même assurément gagnant car comme nous l’avons vue cette constructions a apporté, apporte et apportera de multiples avantages et en premier lieu, nous n’y reviendrons jamais assez la paix.

Pour cela à l’instar de Pascal et son pari sur l’existence de dieu parions sur la possibilité d’une construction européenne, quelle soit à terme réalisable ou non nous n’avons rien a perdre et tout à gagner.

Nicolas

vendredi 13 mars 2009

2 infos sur le PS

Deux infos en bref sur le PS :

- Les listes socialistes pour les élections européennes ont été globalement approuvées hier soir par 82% des adhérents du PS (estimation fournie vendredi 13 mars par le secrétariat national) avec un taux de participation d’environ 35 à 40 %, comparable à celui de 2004.

Pour l’Ile de France, la liste socialiste est donc :

1. Harlem DESIR
2. Pervenche BERES
3. Benoit HAMON
4. Monique SALIOU
5. Alain RICHARD
6. Michèle SABBAN
7. Guillaume BALLAS
8. Lucille SCHMID
9. Patrick MALIVET
10. Claire EDEY
11. Olivier FAURE
12. Adolé ANKRAH
13. Mehdi MELLOULLI

La campagne va donc bientôt pouvoir être lancée !

- Autre info : Martine AUBRY sera mercredi prochain à la fac d’Orsay. Ce serait bien si certains membres du BUG pouvaient y être aussi. Il faut cependant que l'on réfléchisse à ce que l'on peut faire à cette occasion. Tous vos commentaires et suggestions sont les bienvenus.

mercredi 18 février 2009

Un collage, un logo, du pétrole et des idées

Bonjour à tous,

Hier soir le BUG a réalisé un collage de grande ampleur sur Orsay, Bures, Gometz et Gif. Nous sommes désormais visible (pour quelques jours) sur presque tout notre territoire. Ce fut, comme à chaque fois un grand moment ! Un grand bravo donc à nos courageux buguistes (Elisa, Nicolas, Benjamin, Ludo, Clo) qui ont sillonnés les rues pendant près de trois heures pour recouvrir les panneaux d’affichages et les colonnes Morris. Les photos seront en ligne ce soir sur le nouveau diaporama que vous trouverez en bas du Blog (sous les articles).

Autre nouveauté sur le Blog, vous n’avez pas pu la louper : un nouveau logo. Il s’agit de l'image d'accueil du BUG et je vous propose donc de donner votre avis sur son maintien ou non en tête du Blog. Tous vos commentaires, propositions et suggestions sont les bienvenus.

Le dernier sondage concernant la tête de liste socialiste aux européennes en Ile de France a recueilli 18 votes. Benoit HAMON arrive très largement en tête puisqu’il obtient 77% des suffrages exprimés contre 23% pour Harlem DESIR. Ce résultat n'est pas surprenant et je vous laisse le soin de le commenter. Quel que soit le candidat désigné par le PS, nul doute que le BUG participera activement à cette campagne d’une grande importance.

En effet, nous aurons largement l’occasion d’y revenir, mais l’Union Européenne a aujourd’hui un rôle fondamental à jouer face à la crise et on ne peut que regretter l’absence de coordination entre les différents plans de relance des différents Etats membres. La crise est mondiale et les solutions individuelles n’existent pas. Aujourd’hui l’ensemble des Etats d’Europe sont officiellement en récession. En France, c’est officiel depuis la semaine dernière, le PIB a reculé de 1,2 % au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents. C’est la plus grosse chute depuis la crise de 1973 suite au premier choc pétrolier. C’est à cette époque qu’on pouvait entendre, « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ». Aujourd’hui, peut-être a t'on des compagnies de pétrole mais on n’a pas d’idée :

  • Nous avons des compagnies de pétrole font des profits exorbitants... Avec près de 14 milliards d’euros, Total a battu l’an passé le record du plus gros bénéfice réalisé par un groupe français. Un record qui, en période de crise et après une année de hausse du prix du pétrole, interpelle forcément. Un bénéfice qui écoeure forcément quand on sait que seul 2% sera reversé aux salariés.

  • ...Mais pas d’idée. Malgré les annonces hier soir de Nicolas SARKOZY nul doute que nous n’avons pas pris la mesure de l’ampleur de la crise. La concordance de tous les conflits sociaux aujourd’hui en France le démontre.

Face à ces défis nouveaux, nous avons la responsabilité en tant que jeunes socialistes, de faire émerger de nouvelles idées…Le BUG entend pleinement jouer son rôle dans cette tache. Les articles sur ce blog, ses réunions animées et la motivation de ses militants en témoignent!

samedi 26 janvier 2008

Ca va mieux en le disant

Je m’insurge aujourd’hui contre le manque de respect flagrant dont fait preuve notre président de la république à l’égard de ses concitoyens et plus particulièrement de ses électeurs.
En mai 2004, Nicolas Sarkozy alors ministre de la république avait déclaré au cours du 4e conseil national de l’UMP, je cite : « A chaque grande étape de l’intégration européenne, il faut solliciter l’avis du peuple. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux français que la constitution européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaire sans qu’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des français », comprendra qui pourra, aujourd’hui c’est la même personne exactement, qui tient absolument à ce que le Parlement, adopte le mini traité européen, le traité de Lisbonne, lors du congrès du 4 Février 2008… Par ce geste Nicolas Sarkozy trahit non seulement, le peuple français qui s’est largement exprimé par référendum sur la non adoption d’une constitution européenne, et de plus il trahit le Nicolas Sarkozy de 2004… Mais après tout il a changé et il nous avait prévenu !!!

Clovis

Compte-rendu de la réunion du BUG (15/01/08)

Compte-rendu de la réunion du BUG – 15/01/2008

Présents : Antonin, Benjamin, Célia, Clovis, Cyrielle, Delphine, Loïc, Ludovic, Mahdi, Pablo, Smahan

Avant de commencer à parler de l’actualité, nous avons souhaité la bienvenue à Loïc et Pablo.

1°) Actualité

Nous sommes d’abord revenus sur la réforme des contrats de travail, notamment sur les CDI et CDD avec licenciement à l’amiable, l’allongement de la période d’essai et les contrats de mission.

Puis nous avons parlé de la demande du Parti Communiste pour un referendum pour le Traité européen. Ludovic nous a signalé qu’une importante part des députés socialistes a voté pour le referendum.

Ensuite nous avons abordé le discours de Nicolas Sarkozy lors de sa visite au pape. Nous sommes revenus sur sa citation sur le rôle des instituteurs qui doivent, selon le Président, se rapprocher des curés et des pasteurs. Puis Antonin a fait remarqué que pour Sarkozy le seul moyen d’avoir une spiritualité était de passé par la religion, et qu’il parle de « laïcité négative ».

Benjamin a ensuite complété que Sarkozy n’avait pas tout à fait tort quand il disait que la religion permet de donner des valeurs à ceux qui en cherchent, mais qu’il a tort de tout faire passer par le religieux.

Clovis nous a ensuite parlé de la mise en place, dans un village du nord de l’Angleterre, d’un détecteur de mensonge pour les contrôles sur les allocations familiales. De cette information, nous avons débattu sur le projet de contrôle du niveau de vie des RMIstes, et de la proposition de suppression des allocations familiales pour les familles « défaillantes » du programme présidentiel de Sarkozy. Nous nous sommes interrogés sur la limite entre les familles maltraitantes envers leurs enfants et les familles en difficulté. Et nous avons dénigré la sanction comme épée de Damoclès.

Enfin, Célia nous a informé de la mise en place d’un loi, votée il y a 5 ans, sur la parité dans les conseils d’administration des entreprises. La sanction encourue par les entreprises ne respectant pas cette nouvelle loi est la dissolution de l’entreprise.

2°) Débat

Clovis nous a d’abord fait un rappel historique de l’homosexualité en France.

Puis, étant tous d’accord sur le mariage homosexuel, nous avons débattu du droit à l’adoption et à l’assistance à la procréation.


Delphine