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lundi 18 mai 2009

Défense des services publics: une pétition et une journée d'action


En France, le concept de service public est une notion historique forte qui a évolué au cours du temps. Si l'idée date au moins du Moyen Age elle a progressivement été développée sous Louis XIV et Louis XVI avec leurs ministres respectifs (Colbert et Necker). Théorisés grace aux idées de la Révolution, notamment grâce aux théoriciens du contrat (Rousseau, Hobbes, Locke, Jurieu…) les services publics ont progressivement été déployé en France sous la III ème République et après la guerre.

Toute l’évolution des services publics au cours de l’histoire n’a eu finalement qu’un objectif : décentrer la société française du toute économique pour assurer des valeurs fondamentales du pacte républicain : la solidarité et l’égalité.

Aujourd'hui ce sont ces valeurs qui sont remises en cause. Tous les domaines sont touchés: éducation, santé, défense, trésoreries, La Poste, audiovisuel, justice, transport et l'ensemble des services publics locaux...
Aujourd'hui nous assistons a un vaste plan de démantèlement de notre patrimoine comme au profit de la seule loi du marché.

C'est tout le sens de notre combat actuel.
  • Une pétition lancée par Michel Vauzelle (Député PS et Président de la Région PACA) a déjà recueillie plus de 142 000 signatures pour l'inscription d'une charte des services publics dans notre notre norme fondamentale: la Constitution. Une telle évolution aurait pour effet de mettre une limite juridique à la casse des services publiques. Si la pétition obtient suffisament de voies cela pourrait même déboucher sur un référendum d'initiative populaire. Pour signer c'est ici
  • Le PS organise une grande journée de mobilisation consacrée aux services publics mercredi 20 mai. Plus d'info ici

lundi 27 avril 2009

Le 1er mai: dans la rue avec les socialistes!

peines plancher, ministère de l'imigration et de l'identité nationale, étouffement des collectivités locales, loi LRU, privatisation progressive de l'hôpital public, réforme de la carte hospitalière, réforme de la carte judiciaire, suppression de la carte scolaire, immigration: politique du chiffre, insertion du FCTVA dans l'enveloppe normée des collectivités locales, explosion de la machine carcérale, politique du tout sécuritaire, autonomie financière des universités, nomination des présidents de France Télé et Radio France, Frédéric Lefebvre, connivence avec les médias, restriction des libertés, bouclier fiscal, paquet fiscal, tests ADN, 180% d'augmentation pour le président, réal politique sans retenue, Rétention de sureté, non respect de la constitution et du conseil constitutionnel, augmentation des inégalités, plan de relance inexistant, inexistance du ministère de l'environnement, suppression des RASED, réduction du nombre d'enseignants, réforme du statut des enseignants chercheurs, restriction du droit de grève, démentellement du service public, dérèglementation du droit du travail, suppression déguisée de l'ISF, suppression déguisée des départements, fichier edvige, ouverture du recours à l'utilisation des contrats de partenariats public privé, non respect du conseil constitutionnel, suppression progressive de tous les contre-pouvoirs, inégalité du temps de parole, travail de dimanche, franchises médicales, heures supplémentaires, casse de la fonction publique, déficit des retraites, laïcité remise en cause, baisse des subventions aux associations

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Des millions de concitoyens qui souffrent

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Un autre modèle de développement est possibl
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Face à des pouvoirs institutionnels muselés, le 1er mai, c'est le pouvoir la rue que nous feront entendre !!

dimanche 29 mars 2009

Abrogation du paquet fiscal

Signez pour l'abrogation du paquet fiscal: c'est ici

Par nature, la fiscalité est outil de redistribution des richesses. En tant de crise, son rôle est encore plus grand tant il apparaît que la solidarité est la solution à la sortie de crise.

C'est la raison pour laquelle la fiscalité doit redevenir une question centrale.


En tant que jeunes socialistes, nous ne pouvons accepter la fiscalité actuelle qui fait progresser les inégalités, nie notre pacte social et menace les générations futures.

En tant que jeunes socialistes, nous proposons la création d'un grand impôt sur le revenu entièrement progressif et donc plus juste.

La première étape est l'abrogation du paquet fiscal qui comprend notament le bouclier fiscal à 50%! Pour signer la pétition lancée par le PS, c'est ici

mardi 10 mars 2009

Edito réunion du 11 mars 2009: Comment réagir face à la crise?

Le BUG se retrouve mercredi 11 mars 2009 pour débattre autour d’une question à laquelle chacun a ses éléments de réponse à apporter : comment réagir face à la crise ?
Cette question est autant complexe qu’ambitieuse et nous en avons déjà plusieurs fois parlée. Cependant elle mérite que nous nous y arrêtions une nouvelle fois autours d’un vrai débat. En effet, en tant que jeunes engagés à gauche, nous avons la responsabilité d’apporter nos réponses à cette crise. Ceci pour deux raisons :
  • D’une part parce que la jeunesse est la tranche d’age la plus touchée par la crise. Pire, pour la jeunesse, la crise a commencé avant la crise. Depuis janvier 2008, le taux de chômage de la jeunesse n’a cessé d’augmenter. En un an, il a augmenté de 23,1% ! L’insertion professionnelle aujourd’hui passe par une succession de stage mal ou pas rémunéré, de contrats précaires et de périodes de chômage. Dans ce contexte, nos réponses à la question « comment réagir face à la crise ? » doit permettre de répondre à l’urgence sociale autant que de préparer l’avenir. Si nous ne faisons pas de propositions, en tant que jeunes socialistes qui le fera ?
  • D’autre part, disons le clairement : le contexte est grave et violent. L’ampleur de la crise financière suivi de la crise économique et sociale nous montre que notre système marche sur la tête. Il crée des inégalités, exploite la terre et les hommes et peut s’écrouler comme un château de carte. Or, il n’y a pas automaticité à ce que d’une crise comme celle là sorte le progrès. L’histoire nous l’enseigne. Nous sommes dans cet intervalle d’où peuvent sortir des solutions progressistes, des perspectives qui offrent à tous les moyens de s’épanouir, comme d’autres solutions beaucoup plus dangereuses : le retour des nationalismes, la logique du bouc émissaire, l’intolérance… Dans un intervalle comme celui-là, nous avons le devoir de prendre nos responsabilités. Parce que nous sommes jeunes et parce que nous sommes engagés à gauche nous avons la capacité de montrer un chemin proposant des transformations radicales de notre système. Qui plus que nous peut le faire ? Et si nous le faisons pas, d’autres proposeront aussi un débouché politique. Et pour des millions d’hommes et de femmes qui souffrent de la crise, le choix se tournera alors vers les extrêmes…
Voilà pourquoi nous avons la responsabilité de porter ce débat et d’apporter nos solutions à cette crise.

A demain

jeudi 5 mars 2009

Obama, Sarkozy : deux orientations radicalement différentes face à la crise

Les premières mesures prises par un chef d’Etat ou de gouvernement lors de son arrivé au pouvoir ont un sens. Elles sont un signal fort lancé aux citoyens et aux autres Etats de l’orientation que l’on souhaite prendre. On se souvient que souhaitant créer un choc de confiance, Nicolas Sarkozy avait décidé de débuter son mandat par l’adoption du paquet fiscal comprenant notamment le bouclier fiscal à 50%. De fait, le ton était donné, Sarkozy est un libéral et entendait bien le montrer.

Un mois et demi après son investiture, Barack Obama prononçait il y a une semaine son premier discours en tant que Président devant le congrès. En vérité, dans ce discours il n’y avait pas d’annonce spectaculaire, pas plus en politique intérieure qu’en politique étrangère. Cependant, sur le plan des symboles, ce discours est d’une richesse exceptionnelle.

Un mois et demi après sa prise de fonction, après avoir, en un mois et demi, fait adopter un plan de relance de plus de 700 milliards de dollars, proscrit la torture autorisée par son prédécesseur, tendu la main à l’Iran, programmé la fermeture de Guantanamo, prévu un plan de sortie d’Irak et d’Afghanistan et envoyé son représentant spécial sonder Israéliens et Palestiniens, Barack Obama a dans ce discours pris de grandes orientations budgétaires et explicité la réponse des Etats-Unis à la crise. Souhaitant prendre la crise à contre-pied de ses origines, Barack Obama a demandé à ses compatriotes de voir leurs erreurs passées, individuelles et collectives, de comprendre l’origine de la crise qui les frappent afin de pouvoir la surmonter.

En effet, pour le président Américain la crise a une origine : un système économique et des politiques qui ont préféré les « gains à court terme que la prospérité à long terme » l’œil sur le prochain trimestre ou la prochaine élection.
Tirant les leçons de ce constat Barack Obama a précisé quelles étaient aujourd’hui les priorités : il faut maintenant « investir », par la dépense budgétaire dans trois domaines « absolument fondamentaux pour le futur » : l’énergie, la santé et l’éducation, les trois priorités – trois, pas une de plus – auxquelles est consacré le budget qu’il a présenté.

La situation eux Etats-Unis n’est évidemment pas la même qu’en France. Mais de fait, alors que le gouvernement français n’a toujours pas pris en compte l’ampleur de la crise et ne s’est toujours pas doté d’un plan de relance efficace, alors qu'est organisé le démentellement des services publics (notamment l'éducation et la santé...), on ne peut s’empêcher de constater qu’entre Sarkozy et Obama nous sommes face à deux orientations radicalement différentes face à la crise.
PS: Je vous conseille de lire la chronique de Bernard Guetta sur France Inter du 26 février 2009, dont cet article est inspiré, que vous trouverez ici.

mercredi 18 février 2009

A quand une fiscalité juste?

Face à la crise sociale, la raréfaction des ressources publiques et les difficultés que traversent aujourd’hui nos concitoyens, il est grand temps que la question d’une grande réforme de la fiscalité redevienne un sujet de premier plan.

Historiquement le sens du combat de la gauche est la lutte contre les inégalités. Mais, avec les crises systémiques du début des années 1980 et la poussée du néolibéralisme, la lutte contre les inégalités s’est recentrée sur le combat contre le racisme et le sexisme et a trop délaissée la question économique. Aujourd’hui encore, la question d’une meilleure redistribution des richesses reste peu abordé par la plupart des responsables politiques.

En tant que jeunes citoyens engagés à gauche nous avons la responsabilité de mettre sur la table des propositions la création d’un grand impôt juste et progressif aux revenus qui prenne vraiment en compte les différences de salaires.

Rappelons quand même qu'en France malgré les énormes différences de salaires Il n'existe que 4 tranches d'impôt sur le revenu et bientôt 3 avec l'annonce de la suppression de la tranche inférieure. À l’opposé, nous avons une TVA très importante que tout le monde paie pareil.

Le but des libéraux de créer un impôt unique n'est pas loin d'être atteint! Résultat ce sont toujours les mêmes qui souffrent.

N’oublions pas le bouclier fiscal à 50% par lequel le gouvernement a cru pouvoir provoquer un choc de confiance et qui au final coûte chaque année 810 millions d’euros aux contribuables alors même qu’il ne favorise essentiellement les contribuables les plus riches. Le choc de confiance n’est jamais arrivé. Le gouvernement a mis de l’eau dans du sable en réduisant toutes ses marges de manœuvre.

Il est grand temps pour la gauche de se secouer les neurones pour émettre des propositions aptes à endiguer cette inexorable progression des inégalités qui affecte des millions de citoyens, nie notre pacte social et menace les générations futures.