Affichage des articles dont le libellé est économie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est économie. Afficher tous les articles

mercredi 8 avril 2009

Compte-rendu de la réunion de groupe du 7 février 2009

Hier soir c’était culture et économie.
Le BUG s’est réuni hier pour faire le point sur ses actions à venir, parler de la loi HADOPI et débattre des solutions aux délocalisations.
Etaient présents : Delphine, Clovis, Antonin, Ludovic, Waldine, Mahdi, Elisa, Rémy, Jean Baptiste, Alexis, Benjamin, Nicolas.


Concernant la vie et les actions de notre groupe, les deux priorités pour les semaines à venir ont été rappelées : l’entrée des Ulis dans la CAPS et la diffusion de notre tract.

Nous sommes ensuite revenus sur quelques sujets d’actualité, notamment le tremblement de terre en Italie, les dérapages contrôlés de Lepen et des black blocs à Strasboug. Nous sommes surtout revenu sur la loi création et Internet dont Jean-Baptiste nous a expliqué les fondements et les détails. Globalement le débat a porté sur trois questions :
  • La conformité de la loi avec l’article 6 Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’Homme qui concerne le droit à un procès équitable. En effet la HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) attribuera des sanctions aux fraudeurs alors qu’elle n’est qu’une autorité administrative indépendante et non un tribunal. Par ailleurs les recommandations adressées à l’utilisateur ne sont susceptibles d’aucun recours parce qu’elles ne font pas grief alors même qu’elles sont la première étape vers une sanction. La Commission Européenne a pointée ces limites et si la France n’évolue pas sur ce point elle sera condamnée en cas de recours devant la CEDH.
  • Par ailleurs il a été discuté des difficultés de mise en œuvre d’une telle loi et de son coût économique. Nicolas a justement précisé que le dispositif mis en place reposait très largement sur la dissuasion. En effet, l’objectif est qu’une majorité d’utilisateurs abandonnent leurs activités dès la première mise en garde.
  • Enfin, le cœur du débat a porté sur une question plus générale qui est celui du coût de la culture. Ludovic qui a travaillé dans ce milieu nous a expliqué les lourdes problématiques qui pèsent sur le secteur culturel. Ne pouvant nous satisfaire du modèle actuel mais sans céder à l’illusion d’une culture gratuite ou à bas prix, il convient finalement de redéfinir les rapports de notre société à la culture. C’est une question vaste et complexe. Ont notamment été avancées les idées d’une redéfinition des accès à la culture et de son coût par exemple au travers d’une licence liée aux revenus.

Enfin, le principal débat a porté sur les délocalisations. Rémy nous a présenté le sujet au travers de trois questions :

  1. Pourquoi les entreprises délocalisent ?
  2. Les délocalisations mettent elles en danger l’économie ?
  3. Quelles solutions aux délocalisations ?

Cette dernière question a permis d’ouvrir un débat complexe concernant les marges de manœuvre économiques et l’échelon le plus pertinent pour lutter contre les délocalisations. S’il paraît difficile en pratique d’empêcher une délocalisation, Rémy a axé le débat autour de la nécessité de définir une grande stratégie d’investissement. Antonin a évoqué la pertinence d’une entente européenne sur ces questions. Ludovic a développé l’intérêt du retour du politique dans l’économie en particulier en rendant plus lourd et plus coûteux les délocalisations. Enfin, Clovis a accentué le débat sur une analyse macroéconomique en pointant l’intérêt pour les entreprises de repenser l’investissement à long terme et non pas à court terme tel qu’actuellement. C'est une première étape qui consiste au moins à revenir aux origines du capitalisme d’investissement et sortir du capitalisme financier. Cela passe notamment par une séparation de l’actionnariat et de la direction de l’entreprise.

dimanche 29 mars 2009

Abrogation du paquet fiscal

Signez pour l'abrogation du paquet fiscal: c'est ici

Par nature, la fiscalité est outil de redistribution des richesses. En tant de crise, son rôle est encore plus grand tant il apparaît que la solidarité est la solution à la sortie de crise.

C'est la raison pour laquelle la fiscalité doit redevenir une question centrale.


En tant que jeunes socialistes, nous ne pouvons accepter la fiscalité actuelle qui fait progresser les inégalités, nie notre pacte social et menace les générations futures.

En tant que jeunes socialistes, nous proposons la création d'un grand impôt sur le revenu entièrement progressif et donc plus juste.

La première étape est l'abrogation du paquet fiscal qui comprend notament le bouclier fiscal à 50%! Pour signer la pétition lancée par le PS, c'est ici

mercredi 18 février 2009

A quand une fiscalité juste?

Face à la crise sociale, la raréfaction des ressources publiques et les difficultés que traversent aujourd’hui nos concitoyens, il est grand temps que la question d’une grande réforme de la fiscalité redevienne un sujet de premier plan.

Historiquement le sens du combat de la gauche est la lutte contre les inégalités. Mais, avec les crises systémiques du début des années 1980 et la poussée du néolibéralisme, la lutte contre les inégalités s’est recentrée sur le combat contre le racisme et le sexisme et a trop délaissée la question économique. Aujourd’hui encore, la question d’une meilleure redistribution des richesses reste peu abordé par la plupart des responsables politiques.

En tant que jeunes citoyens engagés à gauche nous avons la responsabilité de mettre sur la table des propositions la création d’un grand impôt juste et progressif aux revenus qui prenne vraiment en compte les différences de salaires.

Rappelons quand même qu'en France malgré les énormes différences de salaires Il n'existe que 4 tranches d'impôt sur le revenu et bientôt 3 avec l'annonce de la suppression de la tranche inférieure. À l’opposé, nous avons une TVA très importante que tout le monde paie pareil.

Le but des libéraux de créer un impôt unique n'est pas loin d'être atteint! Résultat ce sont toujours les mêmes qui souffrent.

N’oublions pas le bouclier fiscal à 50% par lequel le gouvernement a cru pouvoir provoquer un choc de confiance et qui au final coûte chaque année 810 millions d’euros aux contribuables alors même qu’il ne favorise essentiellement les contribuables les plus riches. Le choc de confiance n’est jamais arrivé. Le gouvernement a mis de l’eau dans du sable en réduisant toutes ses marges de manœuvre.

Il est grand temps pour la gauche de se secouer les neurones pour émettre des propositions aptes à endiguer cette inexorable progression des inégalités qui affecte des millions de citoyens, nie notre pacte social et menace les générations futures.

lundi 2 février 2009

Pour un débat national sur le nucléaire

Alors c'est décidé! Un nouvel EPR (centrale nucléaire de seconde génération) verra le jour en Normandie, à Penly. Nicolas Sarkozy l'avait annoncé cet été et l'a confirmé vendredi dernier. Comme en France, ce que le Président veut Dieu le veut, on peut considérer la centrale nucléaire comme presque sortie de terre.

Cette absence de contradiction est elle normale?

NON! L'article 7 de la Charte de l'Environnement qui fait part intégrante de notre Constitution prévoit: "Toute personne a droit de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement." Or quelle décision publique a plus d'incidence sur l'environnement que la création d'une centrale nucléaire?

De plus, nul ne peut nier que la décision est lourde. Objectivement, la question du nucléaire (civil et militaire) est le plus gros risque que l'Homme prend depuis le début de l'Humanité parce qu'il ne le maîtrise pas. Plusieurs éléments méritent d'être apporté au débat.

Le nucléaire a pour avantage de ne pas relacher de CO2 dans l'atmosphère, d'être une technique de production d'énergie que que la France maîtrise et de permettre notre indépendance énergétique.

Mais comment ne pas être inquiet face à l'absence de transparence maintenue par l'Etat dans ce domaine?
Comment nier que le nucléaire pose de très grave problèmes de stockage et de transport des déchets?
Comment peut on être certain que le risque d'accidents est casi nul face aux conséquences désastreuses de ceux-ci?
Comment réfuter que le recours au nucléaire est un choix politique qui entraîne automatiquement un moindre recours aux énergies renouvelables?
Enfin, peut on affirmer que le nucléaire est une énergie qui coûte moins cher que d'autres (rappelons le stockage des déchets nucléaires d'un site est évalué par la Cour des comptes à 15 milliards d'euros et que la durée de vie d'une centrale est de 30 ans)?

Toutes ces questions sont extrémement lourdes et renvoient à un verritable débat sur notre vision de l'humanité et à sa place sur terre.

A l'heure où l'Allemagne, l'Espagne ou la Belgique ont abandonné la production d'énergie nucléaire, ces question merritent un débat national. Nous demandons qu'une consultation des citoyens soit organisée sur ces questions d'une extrême importance.

Face au coût considérable que représente la construction d'un EPR, il est aujourd'hui très largement temps de se demander s'il ne vaudrait mieux pas investir dans des énergies dites "renouvelables".

samedi 17 janvier 2009

Socialisons les pertes, les actionnaires s’occupent des profits.

Il y seulement trois mois, faut-il le rappeler, les seuls Etats de l’Eurogroupe injectaient quelques 1 800 milliards d’Euros, dans les banques pour les sauver de la faillite. Évidemment, il s‘agit dans une très large majorité de « faux argent », de prêts qui (nous dit-on) seront remboursés après la crise. Après la crise…

Ces banquiers, ces actionnaires qui depuis trente ans ont crié « Moins d’Etat ! Moins d’Etat ! Méchant l’Etat ! Communiste l’Etat ! Laissez faire la loi du marché. Tuons le père» sont revenus voir papa parce qu’il faisait froid dehors.
Bref, l’Etat a joué le rôle de pompier du capitalisme financier. Heureusement. Mais pourquoi ?

Jeudi, Nicolas Sarkozy demandait aux entreprises, notamment aux banques, de limiter les rémunérations de leurs dirigeants et de leurs actionnaires.
Le lendemain, lors d’une conférence de presse, Georges Pauget, Président de la Fédération des Banques Française et Directeur Général de Crédit Agricole mettait les choses au clair en déclarant : « les dividendes relèvent du conseil d'administration et des assemblées générales ».
Ou comment expliquer en une phrase : l’Etat n’a pas nationalisé les banques il a simplement nationalisé les pertes. L’Etat n’a pas pris les moyens de prévenir la crise économique et sociale qui est encore devant nous, il a simplement donné les liquidités pour que la finance reprenne ces droits alors qu’elle venait de mener le monde au bord du gouffre. L’Etat, parce qu’il n’a pris aucun contrôle sur la destination de l’argent qu’il versait, ne peut même pas exiger une meilleure répartition du capital en temps de crise sociale.
Le banquier en chef qui n’a apparemment peur de rien a continué : « De même que nous avons eu besoin de nos actionnaires dans le passé, sans doute dans le moyen terme nous devrons les solliciter de nouveau ».
Ben oui ! Pourquoi on changerait un système qui gagne?
Pour dire les choses encore plus clairement : l’ensemble de la population vient de s’endetter sur des dizaines d’années et va connaître une très grave crise économique et sociale, pour que quelques improbables actionnaires (les mêmes qui sont à l’origine de la crise financière) continuent de s’en mettent… plein les fouilles !

Dans le principe même, tout ceci est grossier. En pratique, face aux plans sociaux qui s’enchaînent, au surendettement des ménages et aux finances publiques de plus en plus tendues, c’est absolument immoral, insoutenable et révoltant à l’extrême.

Pour conclure notre banquier a fini par le clou du spectacle : « Attention à ne pas faire des banques les boucs émissaires de la crise actuelle. Les banques françaises font pleinement leur métier, elles financent l'économie »…