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dimanche 29 mars 2009

Abrogation du paquet fiscal

Signez pour l'abrogation du paquet fiscal: c'est ici

Par nature, la fiscalité est outil de redistribution des richesses. En tant de crise, son rôle est encore plus grand tant il apparaît que la solidarité est la solution à la sortie de crise.

C'est la raison pour laquelle la fiscalité doit redevenir une question centrale.


En tant que jeunes socialistes, nous ne pouvons accepter la fiscalité actuelle qui fait progresser les inégalités, nie notre pacte social et menace les générations futures.

En tant que jeunes socialistes, nous proposons la création d'un grand impôt sur le revenu entièrement progressif et donc plus juste.

La première étape est l'abrogation du paquet fiscal qui comprend notament le bouclier fiscal à 50%! Pour signer la pétition lancée par le PS, c'est ici

jeudi 26 mars 2009

Face à la crise, les enjeux d'une politique d’enseignement supérieur et de recherche

Les socialistes des communes de la CAPS et des Ulis
vous invitent à un débat sur le thème :

Face à la crise, les enjeux d'une politique d’enseignement supérieur et de recherche

Avec
Bertrand Monthubert
Secrétaire national du Parti Socialiste à l’enseignement supérieur et à la recherche

David Ros
Vice-président du Conseil Général de l’Essonne, chargé du développement économique, de la recherche et de l'enseignement supérieur

Lundi 30 mars à 20h30
Salle Jacques Tati à Orsay
14, avenue Saint-Laurent

Crise économique, réformes dans l’enseignement supérieur et la recherche, élections européennes en juin prochain…
Que propose le PS ?

Pour combattre efficacement la crise, il faut comme le propose le plan de relance du Parti Socialiste :
  • agir pour aujourd'hui en augmentant le pouvoir d'achat
  • agir pour demain par une politique de grands travaux et de développement des énergies propres
  • agir pour après-demain en investissant dans l'éducation et la recherche
L'Union européenne est depuis longtemps un puissant moteur pour les politiques de recherche et d'innovation. Aujourd’hui, face à la mondialisation des échanges et à la globalisation de l'économie, ce sont la recherche et l'innovation qui peuvent nous permettre de rester dans le peloton de tête.
Comment développer l'Innovation en France et en Europe ?
Quel système français de Recherche ?
Quelle organisation pour l’Enseignement Supérieur ?

Venez en débattre avec
Bertrand Monthubert et David Ros

jeudi 12 mars 2009

Compte-rendu de la réunion de groupe du 11 mars 2009

Le BUG s’est réuni hier soir dans la salle de l’ancien restaurant de la mairie des Ulis. Étaient présents Nicolas, Alexis, Delphine, Benjamin, Elisa, Jean-Baptiste, Rémy, Clovis, Yanis, Ludovic.

Notre groupe a d’abord défini ses prochaines actions :
- La rédaction d’un tract sous forme de « portefeuille italien » comportant trois articles : le chômage des jeunes et la crise, la défense du planning familial, la politique éducative.
- Dans le cadre de la campagne européenne nous souhaitons organiser une conférence-débat sur l’UE.
Autant le dire, le programme du BUG s’annonce chargé pour les mois à venir !

Les meilleures réunions sont parfois les plus improvisées. En effet, notre réunion d’hier devait porter sur la crise, mais pour cause de maladie et de travail, Antonin et Ludovic qui devaient animer ce débat n’ont pas pu être présent. Nous avons donc discuté librement de divers sujets d’actualités. En particuliers Elisa a lancé le sujet du retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Ce sujet a donné lieu a une grande discussion qui a progressivement dévié sur Les Etats-Unis, Obama, l’Afghanistan… Au final un débat complexe est né de ces questions : les Droits de l’Homme et la Démocratie ont-ils vocation à être étendus aux Etats qui ne les respectent pas ou s’agit-il de valeurs occidentales qui ne peuvent être implantées partout ?

Delphine nous a ensuite parlé de la Charte Européenne de l'égalité entre les hommes et les femmes que le Conseil Général de l'Essonne vient de signer.

Nous avons enfin cloturé la réunion en évoquant notre indignation envers les 550 suppressions de postes chez Total alors même qu'avec près de 14 milliards d’euros, Total a battu l’an passé le record du plus gros bénéfice réalisé par un groupe français... En pleine crise et après une année de hausse des prix du pétrole, tout ceci est absolument écoeurant.

mardi 10 mars 2009

Edito réunion du 11 mars 2009: Comment réagir face à la crise?

Le BUG se retrouve mercredi 11 mars 2009 pour débattre autour d’une question à laquelle chacun a ses éléments de réponse à apporter : comment réagir face à la crise ?
Cette question est autant complexe qu’ambitieuse et nous en avons déjà plusieurs fois parlée. Cependant elle mérite que nous nous y arrêtions une nouvelle fois autours d’un vrai débat. En effet, en tant que jeunes engagés à gauche, nous avons la responsabilité d’apporter nos réponses à cette crise. Ceci pour deux raisons :
  • D’une part parce que la jeunesse est la tranche d’age la plus touchée par la crise. Pire, pour la jeunesse, la crise a commencé avant la crise. Depuis janvier 2008, le taux de chômage de la jeunesse n’a cessé d’augmenter. En un an, il a augmenté de 23,1% ! L’insertion professionnelle aujourd’hui passe par une succession de stage mal ou pas rémunéré, de contrats précaires et de périodes de chômage. Dans ce contexte, nos réponses à la question « comment réagir face à la crise ? » doit permettre de répondre à l’urgence sociale autant que de préparer l’avenir. Si nous ne faisons pas de propositions, en tant que jeunes socialistes qui le fera ?
  • D’autre part, disons le clairement : le contexte est grave et violent. L’ampleur de la crise financière suivi de la crise économique et sociale nous montre que notre système marche sur la tête. Il crée des inégalités, exploite la terre et les hommes et peut s’écrouler comme un château de carte. Or, il n’y a pas automaticité à ce que d’une crise comme celle là sorte le progrès. L’histoire nous l’enseigne. Nous sommes dans cet intervalle d’où peuvent sortir des solutions progressistes, des perspectives qui offrent à tous les moyens de s’épanouir, comme d’autres solutions beaucoup plus dangereuses : le retour des nationalismes, la logique du bouc émissaire, l’intolérance… Dans un intervalle comme celui-là, nous avons le devoir de prendre nos responsabilités. Parce que nous sommes jeunes et parce que nous sommes engagés à gauche nous avons la capacité de montrer un chemin proposant des transformations radicales de notre système. Qui plus que nous peut le faire ? Et si nous le faisons pas, d’autres proposeront aussi un débouché politique. Et pour des millions d’hommes et de femmes qui souffrent de la crise, le choix se tournera alors vers les extrêmes…
Voilà pourquoi nous avons la responsabilité de porter ce débat et d’apporter nos solutions à cette crise.

A demain

jeudi 5 mars 2009

Obama, Sarkozy : deux orientations radicalement différentes face à la crise

Les premières mesures prises par un chef d’Etat ou de gouvernement lors de son arrivé au pouvoir ont un sens. Elles sont un signal fort lancé aux citoyens et aux autres Etats de l’orientation que l’on souhaite prendre. On se souvient que souhaitant créer un choc de confiance, Nicolas Sarkozy avait décidé de débuter son mandat par l’adoption du paquet fiscal comprenant notamment le bouclier fiscal à 50%. De fait, le ton était donné, Sarkozy est un libéral et entendait bien le montrer.

Un mois et demi après son investiture, Barack Obama prononçait il y a une semaine son premier discours en tant que Président devant le congrès. En vérité, dans ce discours il n’y avait pas d’annonce spectaculaire, pas plus en politique intérieure qu’en politique étrangère. Cependant, sur le plan des symboles, ce discours est d’une richesse exceptionnelle.

Un mois et demi après sa prise de fonction, après avoir, en un mois et demi, fait adopter un plan de relance de plus de 700 milliards de dollars, proscrit la torture autorisée par son prédécesseur, tendu la main à l’Iran, programmé la fermeture de Guantanamo, prévu un plan de sortie d’Irak et d’Afghanistan et envoyé son représentant spécial sonder Israéliens et Palestiniens, Barack Obama a dans ce discours pris de grandes orientations budgétaires et explicité la réponse des Etats-Unis à la crise. Souhaitant prendre la crise à contre-pied de ses origines, Barack Obama a demandé à ses compatriotes de voir leurs erreurs passées, individuelles et collectives, de comprendre l’origine de la crise qui les frappent afin de pouvoir la surmonter.

En effet, pour le président Américain la crise a une origine : un système économique et des politiques qui ont préféré les « gains à court terme que la prospérité à long terme » l’œil sur le prochain trimestre ou la prochaine élection.
Tirant les leçons de ce constat Barack Obama a précisé quelles étaient aujourd’hui les priorités : il faut maintenant « investir », par la dépense budgétaire dans trois domaines « absolument fondamentaux pour le futur » : l’énergie, la santé et l’éducation, les trois priorités – trois, pas une de plus – auxquelles est consacré le budget qu’il a présenté.

La situation eux Etats-Unis n’est évidemment pas la même qu’en France. Mais de fait, alors que le gouvernement français n’a toujours pas pris en compte l’ampleur de la crise et ne s’est toujours pas doté d’un plan de relance efficace, alors qu'est organisé le démentellement des services publics (notamment l'éducation et la santé...), on ne peut s’empêcher de constater qu’entre Sarkozy et Obama nous sommes face à deux orientations radicalement différentes face à la crise.
PS: Je vous conseille de lire la chronique de Bernard Guetta sur France Inter du 26 février 2009, dont cet article est inspiré, que vous trouverez ici.

lundi 2 mars 2009

Conférence-débat à Evry: quelles solutions à la crise?


Au mois d’octobre 2008, la une du Monde Diplomatique lançait : « Lorsque Wall Street est devenue socialiste ». La crise qui dure depuis plusieurs mois bouscule de nombreux dogmes libéraux. Force est de constater que plusieurs mesures qui paraissaient inenvisageables il y a seulement quatre mois, sont clairement reconsidérées aujourd’hui par tous les gouvernements. Pour cause, chaque pays propose ses propres solutions à la crise : nationalisation des banques, relance par la consommation, relance par l’investissement etc. Mais alors que ces plans de relances se succèdent, ils n’obéissent à aucune cohésion et aucune cohérence. Les gouvernements sont aujourd’hui déroutés, et leurs plans manquent de facto de visibilité. Aussi plusieurs questions restent en suspend. S’est-on vraiment donné les moyens de contrôler la destination de l’argent versé ? On peut en effet se demander si l’injection de quelques 1800 milliards d’euros dans le système bancaire, par les Etats de l’Eurogroupe, permet de répondre et de prévenir la crise économique et sociale, qui est toujours devant nous. Car la crise est bien structurelle et non conjoncturelle. Elle révèle que notre société est en proie depuis trop d’années à un ultralibéralisme, manifesté par une prise d’otage du monde par la finance. Mais cela pose surtout la question de la finalité de ces plans de relances : S’agit-il simplement de relancer la machine économique libérale ? L’Etat n’a-t-il vocation qu’à être le pompier d’une société de marché, ou doit-il se montrer plus interventionniste à l’avenir ? La crise ne doit-elle pas nous amener à repenser le système capitaliste et libéral ? Pour conclure, quelles solutions à la crise à court, moyen et long terme ?


Pour tenter de répondre à ces questions le Mouvement des Jeunes Socialistes organise un conférence débat à Evry, salle Bexley le lundi 9 mars autours de la thématique: "Quelles solutions à la crise?"

jeudi 26 février 2009

Une actu chargée pour le BUG

L’actualité a malheureusement oublié de prendre des vacances. Plusieurs infos en bref concernant le BUG :
  • Voilà, la crise sociale s’est installée de manière durable dans notre pays. Elle est là et bien là. On s’y attendait, mais peut-être pas de manière aussi violente et rapide. Publié hier, le nombre de chômeurs a explosé en janvier progressant de 90 200 par rapport à décembre (+ 4,3 %) et de 15,4 % comparé à janvier 2008, pour s'établir à 2,204 millions. Il s'agit d'une augmentation sans précédent. Chez les jeunes, ce chiffre atteint + 5,1 % au mois de janvier et +23,1 % sur un an ! Encore une fois, la question se pose : nous sommes nous donnés les moyens d’éviter que cette crise sociale ne s’installe durablement ? A l’évidence, non ! Face une crise brutale et massive, le gouvernement propose un mini-plan de relance accompagné de mesurettes qui ne sont pas à la hauteur de cette crise. Résultats : ce sont des millions de concitoyens qui souffrent et qui vont souffrir dans les prochains mois. Cette situation sera le thème de la prochaine réunion du BUG. Nous tenterons d’apporter nos réponses à la question: quelle réaction à la crise ?
  • Sur le même sujet nous organisons au niveau de la fédération du MJS 91 lundi 9 mars une conférence à Evry. Toutes les infos sur cet évènement seront publiées sur ce blog très prochainement.
  • Le rapport concernant la réforme territoriale du comité Balladur est achevé. Il sera remis lundi 5 mars à Nicolas SARKOZY. Il s’agit de propositions de réformes de grande importance. On peut citer notamment la fusion de plusieurs régions ou l’augmentation des pouvoir des intercommunalités. On ne mène pas une telle réforme de façon Jacobine, uniquement depuis Paris. Il est donc important que les citoyens, et pas seulement les élus locaux, s’imprègnent de ce projet afin d’apporter leur avis. Je vous invite donc à suivre de près l’actualité sur ce point. Nous en parlerons lors de la prochaine réunion du BUG.
  • Enfin, concernant l’ex-nouveau logo du BUG, 13 personnes ont voté sur le blog pour donner leur avis. 30% des votant l’ont trouvé terrible, 15% pensent qu’on peut l’améliorer, 38% le trouvent très moyen et 15% le trouvent nul. Au final, 53% le désapprouvent. C’est la raison pour laquelle l’ancien logo reprendra sa place en tête de ce blog en attendant peut-être une nouvelle proposition. Vous pouvez retrouver l'ensemble des résultats de sondage en bas de ce blog.

Profitez bien de la fin des vacances car l’actualité s’annonce chargée pour le BUG les semaines à venir !

mercredi 18 février 2009

Un collage, un logo, du pétrole et des idées

Bonjour à tous,

Hier soir le BUG a réalisé un collage de grande ampleur sur Orsay, Bures, Gometz et Gif. Nous sommes désormais visible (pour quelques jours) sur presque tout notre territoire. Ce fut, comme à chaque fois un grand moment ! Un grand bravo donc à nos courageux buguistes (Elisa, Nicolas, Benjamin, Ludo, Clo) qui ont sillonnés les rues pendant près de trois heures pour recouvrir les panneaux d’affichages et les colonnes Morris. Les photos seront en ligne ce soir sur le nouveau diaporama que vous trouverez en bas du Blog (sous les articles).

Autre nouveauté sur le Blog, vous n’avez pas pu la louper : un nouveau logo. Il s’agit de l'image d'accueil du BUG et je vous propose donc de donner votre avis sur son maintien ou non en tête du Blog. Tous vos commentaires, propositions et suggestions sont les bienvenus.

Le dernier sondage concernant la tête de liste socialiste aux européennes en Ile de France a recueilli 18 votes. Benoit HAMON arrive très largement en tête puisqu’il obtient 77% des suffrages exprimés contre 23% pour Harlem DESIR. Ce résultat n'est pas surprenant et je vous laisse le soin de le commenter. Quel que soit le candidat désigné par le PS, nul doute que le BUG participera activement à cette campagne d’une grande importance.

En effet, nous aurons largement l’occasion d’y revenir, mais l’Union Européenne a aujourd’hui un rôle fondamental à jouer face à la crise et on ne peut que regretter l’absence de coordination entre les différents plans de relance des différents Etats membres. La crise est mondiale et les solutions individuelles n’existent pas. Aujourd’hui l’ensemble des Etats d’Europe sont officiellement en récession. En France, c’est officiel depuis la semaine dernière, le PIB a reculé de 1,2 % au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents. C’est la plus grosse chute depuis la crise de 1973 suite au premier choc pétrolier. C’est à cette époque qu’on pouvait entendre, « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ». Aujourd’hui, peut-être a t'on des compagnies de pétrole mais on n’a pas d’idée :

  • Nous avons des compagnies de pétrole font des profits exorbitants... Avec près de 14 milliards d’euros, Total a battu l’an passé le record du plus gros bénéfice réalisé par un groupe français. Un record qui, en période de crise et après une année de hausse du prix du pétrole, interpelle forcément. Un bénéfice qui écoeure forcément quand on sait que seul 2% sera reversé aux salariés.

  • ...Mais pas d’idée. Malgré les annonces hier soir de Nicolas SARKOZY nul doute que nous n’avons pas pris la mesure de l’ampleur de la crise. La concordance de tous les conflits sociaux aujourd’hui en France le démontre.

Face à ces défis nouveaux, nous avons la responsabilité en tant que jeunes socialistes, de faire émerger de nouvelles idées…Le BUG entend pleinement jouer son rôle dans cette tache. Les articles sur ce blog, ses réunions animées et la motivation de ses militants en témoignent!

mardi 10 février 2009

Crise sociale

Qui va financer le capitalisme financier et sa folie? C'est nous!

Après la crise financière, la crise sociale est là et bien là. Depuis 8 mois le chômage est en hausse constante. Les chiffres communiqués, il y a une semaine, par le ministère de l'économie indiquent une augmentation de 11,4% en 2008 et de 2,2% pour le seul mois de décembre. Les jeunes sont particulièrement touchés: plus 19.5% en 2008.

Avec le candidat Sarkozy, tout devenait possible. Aujourd'hui tout semble bien bouché!

Alors que depuis quelques jours la plupart des économistes affirment que la crise sociale se prolongera en 2010, une question se pose: nous sommes nous donnés les moyens d'arrêter l'hémorragie? Non! selon les propres mots de Christine Lagarde! Pour cause! Le BUG se montre particulièrement inquiet face à un plan totalement hors contexte. En effet, pour que la relance soit efficace, encore faudrait-il investir dans les secteurs d'emplois de demain (matin!).

Outre la relance par la consommation, plusieurs pistes méritent réflexion, notamment:
  • à l'image des Etats-Unis, investir massivement dans de meilleures infrastructures afin de nous rendre plus compétitifs.
  • investir dans les emplois qui nous permettrons de résoudre la crise énergétique.
  • à l'opposé de la situation actuelle, investir massivement dans la recherche.
  • augmenter les synergies qui consolident le secteur industriel.
  • développer les nouveaux services.
  • accélérer le processus de la loi SRU en augmentant la construction de logements sociaux afin de résoudre la crise du logement.
Le gouvernement n'a toujours pas compris les implications de la crise financières et n'est toujours pas en phase avec la réalité. Devedjian annonce toujours une croissance positive, alors que le FMI envisage une tendance vers -2%.

La convergence des quatre crises actuelles (environnementale, énergétique, financière et sociale) nous enseigne que le monde ne peut plus se contenter de mesures en vue de freiner un capitalisme sans limite. C'est le système qu'il faut repenser. Vite! Ca urge!

mercredi 28 janvier 2009

Le 29 janvier : dans la rue !



« Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée n'a point de constitution » (Article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen)


Inspirés par Locke et Montesquieu, les révolutionnaires de 1789 ont inscrit au coeur de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen le principe de séparation des pouvoirs. Cette notion a été pensée comme une limitation du pouvoir absolu. « C'est une expérience que tout Homme qui a du pouvoir est porter à en abuser; il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites » (Montesquieu - De l'Esprit des lois, Livre XI, 1748).


Cependant, la conception classique de séparation des pouvoirs (exécutifs, législatifs et judiciaires) n’est plus aujourd’hui adaptée à la réalité politique. « Une constitution c’est un esprit, des institutions et une pratique » disait De Gaulle. Aujourd’hui l’esprit, les institutions et la pratique de la Vème République sont tels que la séparation entre les pouvoirs n’est plus que totalement fictive. Plus que jamais depuis 1958, le Président de la République concentre la totalité du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif et de l'autorité jurifictionnelle. Pire ! Nicolas Sarkozy refuse aujourd’hui de respecter les seules limites qui pèsent encore sur lui : le cadre juridique de la constitution.


La motion de censure proposée hier par l’opposition et rejetée ressemble beaucoup à une mascarade de démocratie tant on sait bien que le pouvoir n’est ni au gouvernement ni encore moins au parlement mais bien à l’Elysée. La France est la seule démocratie au monde dans laquelle un homme concentre l’ensemble des pouvoirs et ne rends de comptes devant personne : ni devant le parlement, ni devant les citoyens. Son temps de parole n’est même pas décompté dans les médias. Est-ce ça notre conception de la démocratie ?


Depuis presque deux ans les réformes s’enchaînent à un rythme extrêmement soutenu. Pas une semaine ne se passe sans qu’une réforme de grande importance soit décidée par l’Elysée, soit annoncée ou menée à terme. Pas une semaine ne se passe sans qu’il ne soit porté atteinte à la démocratie, à nos valeurs républicaines et sociales. Nicolas Sarkozy s’attaque à toutes les activités et toutes les catégories de population de notre pays. L’air du temps est lourd et l’opposition pris au dépourvu peine à s’organiser à se fédérer… A un tel point que l’omni président pouvait déclarer cet été : « aujourd’hui quand il y a une grève en France, personne ne s’en rend compte. »


Ceci est il irrémédiable ? Non et peut-être sommes nous, aujourd’hui, à un tournant dans le quinquennat Sarkozy. Quelques signes sensibles montrent que la donne n’est pas loin de s’inverser. L’opposition est plus constructive dans ces attaques à un tel point que le ministre du budget en pleine crise se sent obligé de répondre au contre plan de relance proposé par les socialistes. A un tel point que la fronde des députés de l’opposition divise la majorité.


Dans ces conditions, la mobilisation du 29 janvier s’annonce comme un véritable test pour nous. En effet, l’intérêt de cette manifestation est que son mot d’ordre est général. Elle est soutenue par l’ensemble des syndicats et des partis de gauche. Ce n’est pas seulement une réforme qui est contesté mais l’ensemble de la politique de Sarkozy.


Aujourd’hui, dans l’état actuel de notre démocratie, le contre-pouvoir c’est nous !


S’opposer c’est clairement rejeter le démantèlement du service public et proposer un service public de qualité qui substitue à une logique de procédure une logique de responsabilité.


S’opposer c’est refuser la suppression des services publics locaux et proposer de partir d’un diagnostic économique commun des collectivités et de l’Etat afin de créer un service public qui répondent aux besoins de tous.


S’opposer c’est ne pas accepter la déréglementation du droit du travail parce qu’il protège les salariés des abus économiques.


S’opposer c’est surtout, face à cette crise, proposer un projet de société qui replace le citoyen au cœur du système. C’est croire en l’homme plutôt qu’en l’économie. C’est opposer des démarches humaines à la loi du marché.


S’opposer c’est développer sa conscience sociale.


Face à des pouvoirs institutionnels muselés, le 29 janvier, c’est le pouvoir de la rue que nous nous ferons entendre !

samedi 17 janvier 2009

Socialisons les pertes, les actionnaires s’occupent des profits.

Il y seulement trois mois, faut-il le rappeler, les seuls Etats de l’Eurogroupe injectaient quelques 1 800 milliards d’Euros, dans les banques pour les sauver de la faillite. Évidemment, il s‘agit dans une très large majorité de « faux argent », de prêts qui (nous dit-on) seront remboursés après la crise. Après la crise…

Ces banquiers, ces actionnaires qui depuis trente ans ont crié « Moins d’Etat ! Moins d’Etat ! Méchant l’Etat ! Communiste l’Etat ! Laissez faire la loi du marché. Tuons le père» sont revenus voir papa parce qu’il faisait froid dehors.
Bref, l’Etat a joué le rôle de pompier du capitalisme financier. Heureusement. Mais pourquoi ?

Jeudi, Nicolas Sarkozy demandait aux entreprises, notamment aux banques, de limiter les rémunérations de leurs dirigeants et de leurs actionnaires.
Le lendemain, lors d’une conférence de presse, Georges Pauget, Président de la Fédération des Banques Française et Directeur Général de Crédit Agricole mettait les choses au clair en déclarant : « les dividendes relèvent du conseil d'administration et des assemblées générales ».
Ou comment expliquer en une phrase : l’Etat n’a pas nationalisé les banques il a simplement nationalisé les pertes. L’Etat n’a pas pris les moyens de prévenir la crise économique et sociale qui est encore devant nous, il a simplement donné les liquidités pour que la finance reprenne ces droits alors qu’elle venait de mener le monde au bord du gouffre. L’Etat, parce qu’il n’a pris aucun contrôle sur la destination de l’argent qu’il versait, ne peut même pas exiger une meilleure répartition du capital en temps de crise sociale.
Le banquier en chef qui n’a apparemment peur de rien a continué : « De même que nous avons eu besoin de nos actionnaires dans le passé, sans doute dans le moyen terme nous devrons les solliciter de nouveau ».
Ben oui ! Pourquoi on changerait un système qui gagne?
Pour dire les choses encore plus clairement : l’ensemble de la population vient de s’endetter sur des dizaines d’années et va connaître une très grave crise économique et sociale, pour que quelques improbables actionnaires (les mêmes qui sont à l’origine de la crise financière) continuent de s’en mettent… plein les fouilles !

Dans le principe même, tout ceci est grossier. En pratique, face aux plans sociaux qui s’enchaînent, au surendettement des ménages et aux finances publiques de plus en plus tendues, c’est absolument immoral, insoutenable et révoltant à l’extrême.

Pour conclure notre banquier a fini par le clou du spectacle : « Attention à ne pas faire des banques les boucs émissaires de la crise actuelle. Les banques françaises font pleinement leur métier, elles financent l'économie »…

jeudi 23 octobre 2008

Quoi de neuf sur la planète ?

Question intéressante...
24 Octobre 2008 en France, il fait froid dehors, le week-end approche, cela pourrait être une journée banale qui commence... Malheureusement cela n'est pas le cas... Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Quoi de neuf sur la planète en somme ?

Le neuf, le neuf... Peut-on réellement parler de neuf ? Non, d'abord il faut un peu résumer ce qui se passe... C'est vrai quoi, on est le 24 Octobre mais ça n'empêche pas que l'on vit une période dingue. On nous annonce de partout que c'est la crise... La crise, la crise, je n'avais jamais entendu autant ce mot que depuis un mois. Il paraîtrait que l'économie mondiale est menacée, il paraîtrait que les banques s'écroulent les unes après les autres, il paraîtrait que les pays pauvres deviennent encore plus pauvres : il paraîtrait...

Comment peut-on expliquer ça ? Comment en est-on arrivé là ? Tout le monde semble d'accord sur l'origine : les subprimes. Une sacrée maladie semble-t-il... Une épidémie qui s'est déclarée en Juillet 2007 et qui depuis se refile à tout le monde. Mais quand on dit tout le monde, c'est bien tout le monde ! Sinon comment se fait-il que la banque allemande Hypo Real Estate a dû demander par deux fois l'aide de l'Etat pour éviter la faillite ? A l'Etat, on en reparlera de l'Etat...
Pour l'heure, il ne faut pas oublier que si aujourd'hui la quasi totalité de l'humanité risque de d'être touchée (directement ou indirectement) par la crise financière c'est bien à cause de pratiques totalement scandaleuses : le crédit hypothécaire (ou subprime). Alors là c'est plutôt simple, vous allez voir votre banquier, vous demander un crédit. Le banquier vous sourit, vous serra la main et vous fait signer un acte qui vous oblige à rembourser le prêt à des taux variables (vous remboursez 2% du crédit le premier mois, puis 8%, 15% voire plus selon les établissements) mais avec une garantie : votre logement. En d'autre termes, si vous ne pouvez pas payer on saisit votre maison ou votre appartement. Rien que le principe est scandaleux, on ne peut pas se permettre de jouer avec un toit, un abris cela ne peut être en aucun cas une garantie ou une marchandise ! Mais là où le système est encore plus pervers, c'est que ces subprimes ont été proposé massivement aux Etats-Unis à des ménages pauvres, voir très pauvres sans que l'on ne fasse aucun contrôle ! Vous pensez les banquiers et les établissement de crédits étaient trop contents de pouvoir spéculer sur les biens immobiliers sur un marché en forte hausse ! Jusqu'au jour où la bulle immobilière a éclaté...
Vient ensuite le problème des marchés financiers. Oui, les marchés financiers ! Ces marchés que l'ont dérégule à tout va depuis 30, et en premier lieu par G. Bush ou G. Brown (ministre des finances de 1997 à 2007 au Royaume-Uni). Ces marchés qui doivent "s'auto-réguler", ces marchés où le "laisser faire" est roi. En d'autres termes, là où le libéralisme atteint son apogée, plus de limites pour les profits de certains qui doivent profiter à quelques uns mais aussi plus de limites à la crise causée par certains et qui touche tout le monde... Et vive le libéralisme !
C'est justement cette recherche de profits sans limites qui explique la propagation de la crise ! Les banques, les hedges funds (des fonds représentant parfois des milliards de dollars qui ne font que de la spéculation...), les assurances ou des entreprises de tous les pays se sont jetés sur ces subprimes réputés "sûrs" car bien notés par des établissements "sérieux"... Résultat : certains ne savent même pas qu'ils possèdent ces crédits, quand ils le découvrent tentent de les revendre car les pertes d'argent sont gigantesques ! On estimait en Septembre avant la grosse crise que ce sont plus de 1000 milliards de dollars qui ont DISPARU... Imaginez la somme aujourd'hui (Mise à jour : on considère le 25/10/08 que ce sont 25 000 milliards de dollars disparus en tout depuis le début de la crise)... Bref, les banques font faillite, les assurances aussi et tout le monde se méfie de l'autre. Personne ne veut plus prêter d'argent de peur de ne pas se voir remboursé. Les gens ne peuvent plus empreinter, ils ont peur en plus de ça, ils ne consomment plus, les entreprises n'investissent plus, toute l'économie ralentie : c'est la récession (sans faire de sensationnalisme...).

Après ce court résumé que peut-on dire ? Personnellement, et cela n'engage que moi, lorsque j'entends cela je n'ai qu'une envie : vomir. Ce qui se passe devant nos yeux depuis un an n'est que la partie la plus apparente, la plus choquante d'un système qui se base sur l'écrasement de tous par quelques uns... Je refuse de croire que cela n'est que le fruit d'une déformation du système, d'erreurs de jugements de quelques banquiers et traders ou encore seulement un problème de régulation. A mon humble avis, c'est tout le système qui est pourri ! Pour que l'idée de mettre en hypothèque le logement de quelqu'un émerge, qu'il soit pauvre ou non, c'est que les valeurs de nos sociétés sont pourries. On entend souvent que l'argent qui a disparu lors de la crise aurait permis de nourri la planète entière, c'est vrai mais surtout lorsque l'on entend que les américains sont prêts à débourser 700 milliards de dollars pour "sauver" l'économie et que l'on sait que la moitié de l'humanité vit avec moins de un dollar par jour, j'ai beaucoup de mal à dormir le soir...
Néanmoins, je me lève tous les matins, je vais toujours en cours, je prends toujours le métro... Ba oui, puisque l'économie sera sauvée par les mêmes personnes qui sont à l'origine de cette crise : N. Sarkozy qui avait parlé de ces crédits hypothécaires lors de sa campagne, G. Brown qui s'est attelé pendant des années à déréguler ce marché ou encore G. Bush qui a un programme économique dénoncé depuis le début par le tout nouveau Prix Nobel d'Economie, Paul Krugman (un "gauchiste" dit-on chez les américains...). Tout va bien donc, je peux dormir tranquille puisque l'on va introduire de "l'éthique" dans l'économie ! J'aimerais que N. Sarkozy aille expliquer cela aux traders de Wall Street... Je ne crois pas en cette éthique puisque le système est basé sur une recherche de profits gargantuesques et dans le plus bref délai... Dès lors comment peut-on expliquer les conséquences de leurs actions sur le monde entier à des individus qui ne se concentrent que sur leur propre intérêt et sur la taille de leur portefeuille ?

Cessons donc d'être hypocrites et présentons les choses comme elles le sont : on se prépare à remettre en marche le système qui s'est planté en prétendant protéger cette fois-ci le peuple de la crise. Le but est le même qu'auparavant : faire du profit et ne s'inquiéter que de sa petite personne et si il le faut écraser les autres.

Nous vivons une époque clé, un de ces moments très particuliers où tout semble possible. Le système a échoué, il faut donc en trouver un autre... Il semble que non, c'est vrai après tout ce système permet aussi aux mêmes de conserver leurs avantages (voire privilèges) tout en calmant le peuple. Dans ce cas, on est reparti pour un tour. Tant pis pour les pauvres, tant pis pour les "incompétents", tant pis pour ceux qui ne rentrent pas dans leurs critères. Si leurs critères sont basés sur l'égoïsme, le profit et l'argent alors je ne suis pas de ces gens. Et je serai le premier à me prétendre différent tout en affichant ma fierté de ne pas accepter les termes de ce contrat qui n'a rien de social et qui ne fait qu'augmenter les inégalités entre être humains, les montant les uns contre les autres. Mais après tout, pourquoi changer un système qui leur profite autant ?


"- Quoi de neuf sur la planète ?"
"- Rien... Que du vieux, que du déjà-vu...
"

Antonin.