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mardi 5 mai 2009

Soutien de l'entrée des Ulis dans la CAPS

Hier soir, Maud Olivier (Maire des Ulis) et David Ros (Maire d'Orsay et Vice Président de la CAPS) ont tenu une réunion publique à Bures sur l'entrée des Ulis dans la CAPS. C'est l'occasion ici pour le BUG de réaffirmer pourquoi il soutient ce projet.



Mahdi et Elisa, hier soir à la réunion. Etaient également présent Alexis et Ludo

Nous en avons déjà parlé, l'interco a vocation a devenir progressivement l'échelon de base de la démocratie locale. La question de l'interco aux Ulis est une longue histoire puisque depuis sa création la ville des Ulis a une nature intercommunale. En effet, elle a été créée sur une partie des territoires de Bures et Orsay pour des raisons purement politiques (écarter les quartiers populaires qui votent à gauche). C'est la raison pour laquelle l'entrée des Ulis dans la CAPS est et a toujours été une évidence pour des raisons géographiques, historiques et économiques.
  • D'un point de vue géographique, les Ulis forment déjà avec les villes de la CAPS un bassin de population. Les échanges culturels (espace Boris Vian), sportifs (infrastructures, piscine des Ulis...) , professionnels (plateau de Saclay, Courtaboeuf...), scolaire (Lycée de Lessouriau) entre toutes ces communes sont nombreux. Aujourd'hui les populations de Bures, Les Ulis, Orsay, Gif, Gometz, Palaiseau partagent un bassin de vie cohérent.
  • D'un point de vue historique, pour les raisons que nous avons évoquées, Orsay et Bures sont des villes orphelines des Ulis.
  • Enfin d'un point de vue économique, chacun a à gagner à l'entrée des Ulis dans la CAPS. Pour les communes de la CAPS, l'entrée des Ulis dans la CAPS c'est évidemment un énorme potentiel d'augmentation de leurs capacités d'investissement. Avec le Parc de Courtaboeuf (plus grand parc industriel d'Europe), les Ulis disposent d'une taxe professionnelle dont la base s'élève à 70 millions d'euros et le produit à 8,7 millions d'euros alors même que le taux n'est que de 12,98%. En intégrant la CAPS, une partie de la taxe pro a évidemment vocation à devenir la taxe pro unique (TPU) pour la communauté d'agglo. Pour la Ville des Ulis, la démocratie locale ne peut être pensée sans les échanges intercommunaux notamment au niveau des transports ou du traitement des ordures ménagères.
L'entrée des Ulis dans la CAPS semble donc une évidence en ce qu'elle apporte des solutions globales et cohérentes sur un bassin de vie déjà existant. Elle a l'avantage également de redonner des marges de manoeuvre à des communes qui les avaient perdues.

En jeunes citoyens engagés pour une gauche responsable, nous soutenons avec force ce projet qui représente un enjeu extrêmement important pour l'avenir de la démocratie locale.

vendredi 27 février 2009

Le rapport du comité Balladur

La grande révolution du politique ces trente dernières années c’est la révolution du territoire. En effet, avec la décentralisation de 1982 le territoire du politique a progressivement évolué pour être aujourd’hui partagé entre plusieurs structures qui ont chacune leur logique propre. Cette évolution s’est faite par étapes successives.

Aujourd’hui, plus que jamais, face à une concentration des pouvoirs au niveau central les collectivités locales on un rôle fondamental à jouer. Pire ! Face à un Etat qui se désengage et n’assure même plus ses missions régaliennes (santé, justice, éducation…) les collectivités locales doivent panser les coups de couteaux qui sont donnés dans le service public.

La question est alors de savoir si avec les moyens dont elles bénéficient les collectivités locales peuvent assumer ce rôle ? Rien n’est moins sur. En effet chacun aujourd’hui s’accorde à reconnaître que la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Du fait de son évolution par étape la décentralisation souffre aujourd’hui d’une confusion dans la répartition des compétences, d’une absence de netteté dans la répartition des moyens. Il en résulte de multiples inconvénients : lourdeur des procédures, aggravation des coûts…
Dans ce sens, nous ne pouvons qu’approuver la décision de Sarkozy de lancer une vaste réforme des collectivités locales. Cette réforme demandée de nombreuses années par tous les acteurs locaux nous concerne tous. Il s’agit notamment de la question de l’avenir des services publics locaux, de l’activité économique, des impôts locaux…

L’ambition de cette réforme est grande. C’est la raison pour laquelle à gauche, comme à droite, chacun a son avis sur la question. Suppression des départements, développement de l’intercommunalité, diviser le nombre de régions par deux… Toutes les solutions ont été étudiées par le comité Balladur. Au final, le scénario proposé se fonde sur 20 propositions. Globalement, personnellement, je trouve ce rapport extrêmement intéressant et même excellent sur de très nombreux points (notamment les propositions 4, 5, 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14, 15 et 16).

Il convient, cependant, d’être très critique sur plusieurs propositions de réformes d'envergure. Je pense notamment la proposition 3 tenant à l’élection simultanée des conseillers régionaux et généraux sur une même liste. On comprend bien la logique à terme d’une telle démarche : la fusion absorption des départements par les régions.
Il faut pourtant bien comprendre que les logiques politiques de ces collectivités ne sont pas les mêmes.
Les Conseils Généraux ont clairement un rôle d’équipement public à jouer. Il s’agit par exemple de la construction de collèges, de routes, de maisons de retraites… Les départements sont par définition liés à leurs terrains. Ils sont un des échelons fondamentaux de la démocratie locale.
Les régions, elles, à l’image des landers en Allemagne ou des régions espagnoles, ont un rôle d’impulsion de véritables politiques scientifiques, industrielles et de formation. Ces politiques sont indispensables parce qu’aujourd’hui la France est en train de décrocher sur le plan de l’innovation, de la formation et de la recherche.
Vouloir regrouper ces deux collectivités serait une absurdité économique et politique, un crime institutionnel. Mélanger ces deux institutions c’est mélanger deux logiques institutionnelles, deux logiques politiques : « la politique de terrain » et la « politique de long terme ». Si on veut tuer l’innovation en France on mélange le département et la région.

Cette proposition est clairement à l’opposé de l’ambition qui est la notre de s’orienter vers un acte III de la décentralisation qui aurait pour objectif d’être plus démocratique, moins cher et plus efficace.




PS: Précisons d’ailleurs que Pierre MAUROY (Sénateur PS et père de la décentralisation de 1982) et André VALINI (député PS et président du Conseil Général de l’Isère) qui faisaient parti du comité ont rejeté cette proposition.

samedi 24 janvier 2009

Le Conseil Municipal des Jeunes des Ulis

Après l'élection de Clovis et Delphine au sein du Conseil Municipal des Ulis, le BUG est très fier d'avoir deux nouveaux membres fraichements élus au sein du Conseil des Jeunes: Elisa et Mahdi.

Le Conseil Municipal des Jeunes des Ulis

1) Qu’est ce que c’est?

Un Conseil Municipal de Jeunes constitue un véritable lieu d’apprentissage de l’engagement individuel et collectif ainsi que de la démocratie. Il apporte aux jeunes une connaissance de la vie locale et des institutions grâce à une réflexion et une collaboration avec les services municipaux, associations et experts.

En outre, un Conseil de jeunes favorise le rapprochement entre les générations et le dialogue entre les citoyens et leurs représentants élus. De par les propositions des jeunes émises au sein du Conseil, celui-ci permet également une amélioration de la politique pour la jeunesse ainsi que de la collectivité tout entière.

2) Les Origines

•Un Projet

À l’origine de la création du Conseil, il y a une équipe municipale qui a pour objectif dans sa campagne de redonner aux jeunes l’envie de s’intéresser à la politique locale, leur permettre d’avoir en main les clés avec lesquelles ils construiront l’avenir qu’ils ont voulu. Le projet se prépare comme tout projet d’animation en définissant les objectifs et les moyens financiers, économiques et matériels d’y parvenir.

Les responsables du projet sur la ville sont DAHOU Sonia (Maire adjointe à la démocratie locale) , BENAADDANE Aziz (Maire adjoint à la jeunesse et aux sports), AUBERT Patrick (élu), DARNAUDET Delphine (élu), BENSAADA Achour (responsable du PIJ).

Une fois le projet accepté, il est utile de demander une adhésion à l’ANACEJ notamment pour accéder aux coordonnées des villes ayant mené des expériences similaires et profiter de nombreux outils pédagogiques.

•Les élections

Dans la plupart des conseils de jeunes, le nombre de conseillers élus est souvent le même que celui des conseillers municipaux, Pour Les Ulis ce nombre est de 32. La durée du mandat est de deux ans ce qui permet aux jeunes de suivre l’aboutissement des projets les plus longs.

Sur la ville des Ulis, il a été décidé d’élire un nombre égal d’hommes et de femmes pour la parité, combat important aux yeux de la municipalité. C’est donc 8 jeunes de chaque établissements scolaire (2 collèges, un lycée) et 8 jeunes non scolarisés ou scolarisés hors de la ville, âgés de 13 à 19 ans qui seront élus au Conseil.

Les élections ont donc eu lieu le 22 janvier 2008 dans chaque établissements et au PIJ (point information jeunesse) au suffrage universel direct. Le dépouillement c’est fait par des jeunes encadrer par des adultes.


Les élus sont :

Collège des Amonts :
KUTALA Dorcas, FROIDEFOND Johanny, HANIFI Najib, BOLUKA Kelvin, BENNAISSA Saphiya, HRICHA Soufiane, MARTINS Nancy, PETIT Linna.


Collège de Mondétour :
GADIO Moussa, CAMPAGNET Maxime, CRAVERO Julie, DESCUDE Préscillia, JACHYM Anne-Laure, LECOMTE Laura, TIMARD Julie

Lycée de l’Essouriau :
BOUREKACHE Afif , OUADAH Merwan, COHEN Elisa, MALAYA Johanna, GHAIB Ibtissem, GOMES Victor, BOUCHEKER Tarik, BAH Ramata, RIGELO Raphaél, HANTOU Marco,

Sur Les ULIS :
OUALI Saoulayman, BENOIT Tatiana, DIOLE Sada, PARIS Mahdi, COULIBALY Hawa, NASCIMENTE Angela, LERANDY Leslie, DELAUNAY Josselin.


Il y’a un nombre plus important d’élus sur le Lycée de l’Essouriau à cause du manque de candidat sur le collège de Mondétour. Il est important de noter la forte participation du collège des amonts.

La première séance plénière (séance qui réunit le conseil municipal et le conseil de jeunes) aura lieu le 7 février 2009 et officialisera ces résultats. Le premier acte du conseil de jeunes des Ulis sera de donner un nom officiel au conseil.





Mahdi-P.

Annexes :

•Le Conseil: un lieu d’apprentissage.
Les membres du conseil doivent apprendre à respecter certains temps de parole, à écouter leurs camarades—même ceux dont l’avis diffère du leur—à s’exprimer clairement pour mieux défendre leurs idées. Le statut d’«élu» est nouveau pour ces jeunes conseillers: c’est pourquoi ils doivent apprendre à se considérer comme des représentants d’une partie de la population. Leurs décisions n’engagent pas qu’eux-mêmes mais aussi tous ceux qu’ils représentent.

•Espace:
La salle dans laquelle se retrouvent les jeunes doit être propice au travail en groupe et aux échanges: elle doit notamment permettre une disposition des tables «en U» ou en rond pour que tous puissent se voir et s’interpeller. On peut prévoir des casiers ou une armoire spécialement destinés aux membres du conseil de façon à ce qu’ils y entreposent leurs documents.

•Temps:
Il est préférable de définir dès le début de l’année les jours et heures des réunions du conseil. Prévoir qu’elles ne durent pas plus d’une heure trente lorsqu’elles se déroulent après la classe. Dans un souci d’efficacité, l’ordre du jour de la prochaine réunion se décide lors de la réunion précédente. En fonction de l’ordre du jour, on prévoit soit une séance plénière soit la réunion d’un comité spécifique.

•Collaboration:
Il est important que le Conseil de jeunes collabore avec les dispositifs mis en place par la collectivité (Maisons de la Jeunesse, Centres de loisirs) et les partenaires institutionnels et associatifs afin que son travail soit efficace. En outre, la concrétisation des objectifs d’un Conseil de jeunes, son bon fonctionnement et son animation requière des adultes formés ainsi que des animateurs professionnels ou bénévoles qui orchestrent ce projet.

Le budget de fonctionnement d’un CMJ est pris sur le budget de la commune.
Il est composé de deux parties:
•budget global: frais de fonctionnement et les quelques projets récurrents. Ces frais sont pris en charge par la commune.
•budget pour projets spécifiques, dont le montant est très variable. Si les projets naissent en cours d’année, ils n’ont pas été inscrits dans le budget primitif et doivent être examinés par le conseil municipal. Pour certains projets de grande ampleur, on peut demander des subventions au Conseil Général ou Régional, ce qui sera fait par l’animateur car il s’agit de monter un dossier assez complexe.

lundi 12 janvier 2009

Voeux de Maud OLIVIER

"Le bonheur c'est comme une ville, ça se construit"

C'est de manière extrêmement ludique et originale qu'a débutée la cérémonie des vœux de la Maire des Ulis Maud Olivier. Pendant quelques minutes, l'ensemble des invités a quitté 2009 et l'espace Boris Vian pour plonger dans la Grèce antique et assister au débat passionné de trois citoyens sur l'agora. A travers un jeu de scène remarquable et un dialogue rempli d'humour, de philosophie et de parallèle avec l'actualité ulissienne, Praxagora et ses contradicteurs ont abordé plusieurs problématiques de la vie des Ulis.

Maud Olivier a ensuite rappelé que c'est ensemble que ces problématiques seraient résolues. Dans un discours particulièrement axé sur la démocratie participative et les valeurs environnementales et sociales, la Maire des Ulis a précisé les actions concrètes mises en œuvres en 2008 et dans les années à venir.
Qu'il s'agisse de la politique du logement, du Conseil des Jeunes, des assises du sport, de la votation citoyenne ou de la défense des services publics locaux, l'action de la mairie des Ulis sera très largement détaillée quotidiennement sur ce blog.

"Le bonheur c'est comme une ville, ça se construit"

lundi 31 mars 2008

Des jeunes au Conseil municipal

Les Ulissiens ont voté en majorité pour la seule liste représentative de notre ville, de part sa diversité culturelle et générationnelle, mais aussi par son implantation dans les différents quartiers des Ulis. Aujourd’hui les jeunes sont de retour dans les instances démocratiques grâce a vous. C’est tous ensemble que nous devons nous mettre au travail pour défendre notre ville face à la politique de droite menée par le gouvernement Sarkozy. Le MJS, mouvement de jeunes autonome du PS, apprécie la démarche enclenchée par la nouvelle municipalité d’intégrer tous les habitants dans le développement de notre cité, c’est donc un appel lancé à tous de se réapproprier la démocratie locale et de construire ensemble une commune guidée par les valeurs fondamentales de la gauche.


Delphine.