samedi 17 janvier 2009

Socialisons les pertes, les actionnaires s’occupent des profits.

Il y seulement trois mois, faut-il le rappeler, les seuls Etats de l’Eurogroupe injectaient quelques 1 800 milliards d’Euros, dans les banques pour les sauver de la faillite. Évidemment, il s‘agit dans une très large majorité de « faux argent », de prêts qui (nous dit-on) seront remboursés après la crise. Après la crise…

Ces banquiers, ces actionnaires qui depuis trente ans ont crié « Moins d’Etat ! Moins d’Etat ! Méchant l’Etat ! Communiste l’Etat ! Laissez faire la loi du marché. Tuons le père» sont revenus voir papa parce qu’il faisait froid dehors.
Bref, l’Etat a joué le rôle de pompier du capitalisme financier. Heureusement. Mais pourquoi ?

Jeudi, Nicolas Sarkozy demandait aux entreprises, notamment aux banques, de limiter les rémunérations de leurs dirigeants et de leurs actionnaires.
Le lendemain, lors d’une conférence de presse, Georges Pauget, Président de la Fédération des Banques Française et Directeur Général de Crédit Agricole mettait les choses au clair en déclarant : « les dividendes relèvent du conseil d'administration et des assemblées générales ».
Ou comment expliquer en une phrase : l’Etat n’a pas nationalisé les banques il a simplement nationalisé les pertes. L’Etat n’a pas pris les moyens de prévenir la crise économique et sociale qui est encore devant nous, il a simplement donné les liquidités pour que la finance reprenne ces droits alors qu’elle venait de mener le monde au bord du gouffre. L’Etat, parce qu’il n’a pris aucun contrôle sur la destination de l’argent qu’il versait, ne peut même pas exiger une meilleure répartition du capital en temps de crise sociale.
Le banquier en chef qui n’a apparemment peur de rien a continué : « De même que nous avons eu besoin de nos actionnaires dans le passé, sans doute dans le moyen terme nous devrons les solliciter de nouveau ».
Ben oui ! Pourquoi on changerait un système qui gagne?
Pour dire les choses encore plus clairement : l’ensemble de la population vient de s’endetter sur des dizaines d’années et va connaître une très grave crise économique et sociale, pour que quelques improbables actionnaires (les mêmes qui sont à l’origine de la crise financière) continuent de s’en mettent… plein les fouilles !

Dans le principe même, tout ceci est grossier. En pratique, face aux plans sociaux qui s’enchaînent, au surendettement des ménages et aux finances publiques de plus en plus tendues, c’est absolument immoral, insoutenable et révoltant à l’extrême.

Pour conclure notre banquier a fini par le clou du spectacle : « Attention à ne pas faire des banques les boucs émissaires de la crise actuelle. Les banques françaises font pleinement leur métier, elles financent l'économie »…

jeudi 15 janvier 2009

Socialiste ?

Bertrand à l’UMP, Hortefeux aux affaires, NKM au numérique et…

Cela aurait pu être un mini remaniement ministériel comme on en a l’habitude. Ce petit jeu des chaises musicales par lequel tous les gouvernements, de droite comme de gauche, font les ajustements techniques nécessaires pour redonner un nouveau souffle à l’action ministérielle. Ce petit jeu qui inspire tant les petites phrases des journalistes qui desservent les bons et les mauvais points…

Cela aurait pu être un mini remaniement ministériel comme on en a l’habitude sauf qu’aujourd’hui un ex responsable du Parti Socialiste vient d’être nommé au ministère de la honte. Soyons clair, qu’un ministère s’occupe de l’ensemble des problèmes liés à l’immigration peut être une bonne chose. Ce qui ne peut être accepté aujourd’hui c’est la politique de ce ministère.
Il est inacceptable, tout d’abord, dans un but politicien, de lier la politique de l’immigration avec le concept « d’identité nationale ».
Il est inacceptable d’axer l’ensemble de la politique de l’immigration sur des chiffres.
Il est insupportable surtout d’assister aujourd’hui à une traque organisée et méthodique des sans papiers (1), et ce jusque dans les écoles.

Cela ne peut plus durer !

Nous soutenons aujourd’hui le communiqué commun de 9 associations qui qualifient cette politique de déni d’humanité (2). Nous soutenons aussi la campagne "30 000 expulsions par an, c'est la honte" qui sera lancée par SOS Racisme mercredi prochain (3).

Ensemble refusons cette politique. Demain matin, au moment où Eric Besson prendra ses fonctions dans son nouveau ministère, souhaitons ardemment qu’il se souvienne qu’il a été un militant d’un parti souhaitant replacer l’humain au cœur de notre politique…

Liens :
(1) Interview de Jean Pierre Dubois, Président de la Ligue des Droits de l’Homme : http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2007/09/jean-pierre-dub.html

(2) Communiqué commun des Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), du réseau ELENA France, d’Emmaüs France, de la Fédération de l’entraide protestante (FEP), de La Cimade, de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), du Réseau éducation sans frontières (RESF), du Secours Catholique - Syndicat des avocats de France (SAF) : http://www.ldh-france.org/20-mois-de-ministere-de-l

(3) Campagne « Un chiffre, un homme » http://www.sos-racisme.org/

mercredi 14 janvier 2009

Conflit israelo-palestinien

« C’est lorsque les canons grondent que nous avons particulièrement besoin du droit. Toute lutte menée par l’État – que ce soit contre le terrorisme ou contre un autre ennemi – doit être conduite selon les règles et en application du droit. La guerre contre le terrorisme est également une guerre du droit contre ceux qui le combattent »
Déclaration de Aharon Barak, ancien président de la Cour Suprême de l’État d’Israël 2006

Alors que nous passons aujourd’hui la barre symbolique des 1000 morts palestiniens, le conflit israélo-palestinien atteint une dimension dramatique face à laquelle nous ne pouvons nous taire.

Nous voulons aujourd’hui affirmer, qu’à nos yeux, aucune violence contre des civils n’est justifiée qu’il s’agisse des tirs de roquettes du Hamas ou de l’offensive terrestre d’Israël.
Nous voulons aujourd’hui rappeler, qu’à nos yeux, l’existence d’un Etat palestinien pleinement souverain et la sécurité d’Israël sont les conditions d’une paix juste et durable.
Nous voulons aujourd’hui préciser que seule une issue politique, et en aucun cas militaire, peut atteindre cet objectif.
Nous voulons enfin affirmer que c’est la conscience de chacun et la résistance à l’instrumentalisation politique de la religion qui offrira enfin les conditions de l’installation d’une paix dans cette région.

PS: Cet article peut être lu comme un éditorial puisque nous aborderons, lors de notre prochaine réunion du BUG, afin de mieux comprendre la situation, l'histoire du conflit israelo-palestinien.

lundi 12 janvier 2009

Voeux de Maud OLIVIER

"Le bonheur c'est comme une ville, ça se construit"

C'est de manière extrêmement ludique et originale qu'a débutée la cérémonie des vœux de la Maire des Ulis Maud Olivier. Pendant quelques minutes, l'ensemble des invités a quitté 2009 et l'espace Boris Vian pour plonger dans la Grèce antique et assister au débat passionné de trois citoyens sur l'agora. A travers un jeu de scène remarquable et un dialogue rempli d'humour, de philosophie et de parallèle avec l'actualité ulissienne, Praxagora et ses contradicteurs ont abordé plusieurs problématiques de la vie des Ulis.

Maud Olivier a ensuite rappelé que c'est ensemble que ces problématiques seraient résolues. Dans un discours particulièrement axé sur la démocratie participative et les valeurs environnementales et sociales, la Maire des Ulis a précisé les actions concrètes mises en œuvres en 2008 et dans les années à venir.
Qu'il s'agisse de la politique du logement, du Conseil des Jeunes, des assises du sport, de la votation citoyenne ou de la défense des services publics locaux, l'action de la mairie des Ulis sera très largement détaillée quotidiennement sur ce blog.

"Le bonheur c'est comme une ville, ça se construit"

vendredi 9 janvier 2009

2009, c'est parti!

Bien que peu présent sur ce blog, notre groupe a connu en 2008 une année très enrichissante sur le plan des idées comme dans l’action militante.
C’est avec une grande motivation que le BUG entame cette nouvelle année 2009 qui s’annonce chargée politiquement.

Plusieurs objectifs seront poursuivis cette année par notre groupe et tout d’abord celui de reprendre vie sur ce blog. Seront donc détaillés ici très régulièrement nos actions, nos prises de position et nos réactions sur le vif à l’actualité.

Nous souhaitons poursuive en 2009 notre action dans trois objectifs :

· Le premier est le développement de notre éveil politique et de notre conscience sociale. En effet, dans un contexte économique, social et international très complexe et très dur, le BUG souhaite poursuivre en 2009 sa réflexion sur des sujets d’actualités dans le but d’élaborer un véritable projet de société qui replace l’homme et l’environnement au cœur du système.
· Mais s’il faut penser global, il nous faut aussi agir local. Notre deuxième objectif est de participer à la reconstruction d’une gauche forte et militante. Que ce soit dans le cadre des élections européennes, par l’intermédiaire des élus du BUG au CM des Ulis ou à travers les rendez-vous important de nos communes le BUG souhaite poursuivre son action militante.
· Enfin à le BUG reste très attaché à la vie de son groupe qui est à l’image du monde que nous voulons : collective et solidaire.

2009 s’annonce comme une année politique chargée. Nous sommes prêts !