Il y seulement trois mois, faut-il le rappeler, les seuls Etats de l’Eurogroupe injectaient quelques 1 800 milliards d’Euros, dans les banques pour les sauver de la faillite. Évidemment, il s‘agit dans une très large majorité de « faux argent », de prêts qui (nous dit-on) seront remboursés après la crise. Après la crise…
Ces banquiers, ces actionnaires qui depuis trente ans ont crié « Moins d’Etat ! Moins d’Etat ! Méchant l’Etat ! Communiste l’Etat ! Laissez faire la loi du marché. Tuons le père» sont revenus voir papa parce qu’il faisait froid dehors.
Bref, l’Etat a joué le rôle de pompier du capitalisme financier. Heureusement. Mais pourquoi ?
Jeudi, Nicolas Sarkozy demandait aux entreprises, notamment aux banques, de limiter les rémunérations de leurs dirigeants et de leurs actionnaires.
Le lendemain, lors d’une conférence de presse, Georges Pauget, Président de la Fédération des Banques Française et Directeur Général de Crédit Agricole mettait les choses au clair en déclarant : « les dividendes relèvent du conseil d'administration et des assemblées générales ».
Ou comment expliquer en une phrase : l’Etat n’a pas nationalisé les banques il a simplement nationalisé les pertes. L’Etat n’a pas pris les moyens de prévenir la crise économique et sociale qui est encore devant nous, il a simplement donné les liquidités pour que la finance reprenne ces droits alors qu’elle venait de mener le monde au bord du gouffre. L’Etat, parce qu’il n’a pris aucun contrôle sur la destination de l’argent qu’il versait, ne peut même pas exiger une meilleure répartition du capital en temps de crise sociale.
Le banquier en chef qui n’a apparemment peur de rien a continué : « De même que nous avons eu besoin de nos actionnaires dans le passé, sans doute dans le moyen terme nous devrons les solliciter de nouveau ».
Ben oui ! Pourquoi on changerait un système qui gagne?
Pour dire les choses encore plus clairement : l’ensemble de la population vient de s’endetter sur des dizaines d’années et va connaître une très grave crise économique et sociale, pour que quelques improbables actionnaires (les mêmes qui sont à l’origine de la crise financière) continuent de s’en mettent… plein les fouilles !
Dans le principe même, tout ceci est grossier. En pratique, face aux plans sociaux qui s’enchaînent, au surendettement des ménages et aux finances publiques de plus en plus tendues, c’est absolument immoral, insoutenable et révoltant à l’extrême.
Pour conclure notre banquier a fini par le clou du spectacle : « Attention à ne pas faire des banques les boucs émissaires de la crise actuelle. Les banques françaises font pleinement leur métier, elles financent l'économie »…
Ces banquiers, ces actionnaires qui depuis trente ans ont crié « Moins d’Etat ! Moins d’Etat ! Méchant l’Etat ! Communiste l’Etat ! Laissez faire la loi du marché. Tuons le père» sont revenus voir papa parce qu’il faisait froid dehors.
Bref, l’Etat a joué le rôle de pompier du capitalisme financier. Heureusement. Mais pourquoi ?
Jeudi, Nicolas Sarkozy demandait aux entreprises, notamment aux banques, de limiter les rémunérations de leurs dirigeants et de leurs actionnaires.
Le lendemain, lors d’une conférence de presse, Georges Pauget, Président de la Fédération des Banques Française et Directeur Général de Crédit Agricole mettait les choses au clair en déclarant : « les dividendes relèvent du conseil d'administration et des assemblées générales ».
Ou comment expliquer en une phrase : l’Etat n’a pas nationalisé les banques il a simplement nationalisé les pertes. L’Etat n’a pas pris les moyens de prévenir la crise économique et sociale qui est encore devant nous, il a simplement donné les liquidités pour que la finance reprenne ces droits alors qu’elle venait de mener le monde au bord du gouffre. L’Etat, parce qu’il n’a pris aucun contrôle sur la destination de l’argent qu’il versait, ne peut même pas exiger une meilleure répartition du capital en temps de crise sociale.
Le banquier en chef qui n’a apparemment peur de rien a continué : « De même que nous avons eu besoin de nos actionnaires dans le passé, sans doute dans le moyen terme nous devrons les solliciter de nouveau ».
Ben oui ! Pourquoi on changerait un système qui gagne?
Pour dire les choses encore plus clairement : l’ensemble de la population vient de s’endetter sur des dizaines d’années et va connaître une très grave crise économique et sociale, pour que quelques improbables actionnaires (les mêmes qui sont à l’origine de la crise financière) continuent de s’en mettent… plein les fouilles !
Dans le principe même, tout ceci est grossier. En pratique, face aux plans sociaux qui s’enchaînent, au surendettement des ménages et aux finances publiques de plus en plus tendues, c’est absolument immoral, insoutenable et révoltant à l’extrême.
Pour conclure notre banquier a fini par le clou du spectacle : « Attention à ne pas faire des banques les boucs émissaires de la crise actuelle. Les banques françaises font pleinement leur métier, elles financent l'économie »…